Emmanuel 的个人资料Chroniques du Manu照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
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7月17日 Maria Sharapova à Wimbledon cette annéeEn raison de la pluie cette année, les courts ont été fréquemment bâchés et débâchés. Ce qui a permis de repérer certains comportements troublants ...
Ok, ce n'est pas très gentil. Mais c'est tellement joussif !! ;-)
7月16日 Paulo, toujours plus hautPaul-Henri Mathieu a remporté son quatrième titre en carrière à Gstaad. Comme à Casablanca, il s'impose sur terre battue dans un tournoi où figuraient tout de même 3 membres du Top 20.
Du coup, le Français résidant en Suisse passe à 33 victoires et 14 défaites en 2007, son meilleur bilan jamais réalisé (précédemment, c'était 28-29). Depuis Casablanca en mai, Paulo a toujours remporté au moins deux matches aux tournois auxquels il a participés. Il a donc acquis une certaine constance !! A noter qu'il a été éliminé au 3ème tour à Roland Garros, et au 4ème à Wimbledon. Il pointe ce lundi au 23ème rang mondial, son meilleur classement jamais atteint.
Son compatriote Richard Gasquet, tenant du titre mais éliminé prématurément, est retombé ce lundi au 8ème rang mondial, mais à égalité de points avec le 7ème (Tommy Robredo) pour moins de tournois disputés pourtant.
De leur côté, Fabrice Santoro et Nicolas Mahut ont disputé la finale du dernier tournoi de gazon de l'année à Newport, avec une victoire finale 6-4 6-4 de Santoro. C'est son 5ème titre en carrière, le premier depuis 2002. Mahut est toujours en quête de son premier sacre, malgré deux finales sur gazon en l'espace de quelques semaines.
7月14日 Roger Federer à 3 titres majeurs de Pete SamprasA lire un très bon article sur Roger Federer et sa place au sein des plus grands joueurs de l'ère Open. Il peut, un jour peut-être, devenir le plus grand champion de l'histoire du tennis.
7月10日 Les Français en hausse à l'ATPRichard Gasquet occupe depuis lundi le 7ème rang mondial. Une sacrée progression, puisqu'il gagne 7 places. Pour suivre régulièrement le classement ATP, c'est rare qu'un membre du Top 20 fasse un tel bond en avant ! Gasquet intègre pour la première fois de sa vie le Top 10. C'est la première fois depuis fin 2004 qu'un Français est dans le Top 10 (Sébastien Grosjean à l'époque). Il s'est aligné courageusement cette semaine à Gstaad, en espérant défendre au mieux sa couronne. S'il ne parvenait pas à gagner à nouveau, il se peut qu'il ne chuterait pas au-delà de la 8ème place, le Biterrois ayant un petit matelas de points d'avance.
Pour ce qui est de grimper plus haut, ce ne sera pas évident pour Richard. Il lui faudrait 500 points de plus (soit 20% de son total actuel en plus) pour rejoindre le 6ème. Ensuite, la brochette entre le 3ème et le 5ème est à plus de 1000 points ! Enfin, pour détrôner le roi Roger Federer, le n°1, il faudrait qu'il additionne ses points à ceux de ... Rafael Nadal, le n°2 mondial !
Ce qu'il y a de réjouissant, c'est que ce sont les Français qui ont les meilleures progressions ce lundi suite au tournoi londonien. +7 pour Gasquet, +11 pour Paul-Henri Mathieu, dont les grands progrès sur gazon ont été bien récompensés, ce qui lui permet d'atteindre la 28ème place, son meilleur classement jamais atteint. +16 pour Gaël Monfils, qui se rapproche à nouveau du Top 50, et qui devrait y retourner s'il négocie bien sa seconde moitié de saison. +5 pour le courageux Michael Llodra, +36 pour Jo-Wilfried Tsonga, qui intègre le Top 80 pour la première fois (74ème). +17 pour Edouard Roger-Vasselin, qui intègre le Top 100 pour la première fois de sa carrière (92ème), lui qui a passé deux tours à Roland Garros et à Wimbledon (croyez-moi, y'en a pas tant que ça qui ont fait ça en 2007) et a commencé l'année à la 252ème place ... BRAVO ! Et rappelez-vous : à la prochaine rencontre de Coupe Davis à domicile, choisissez bien, choisissez gazon !!
Pour sa part, Marion Bartoli est passée 11ème au WTA Tour, et Amélie Mauresmo 6ème.
Pour visualiser le classement ATP, http://www.atptennis.com/, survoler "Rankings" puis cliquer sur "ATP Rankings". A voir aussi, les photos sur mon blog des joueurs du Top 20.
7月9日 Eternel Federer !Une fois de plus, Roger Federer s'est imposé à Roland Garros, égalant le record de Bjorn Borg de cinq titres consécutifs sur le gazon anglais.
Le match fut cependant loin d'une sinécure pour le Suisse, qui jouait contre Rafael Nadal dans un remake de la finale 2006. Il ne s'est imposé qu'au cinquième set sur le score de 7-6(7) 4-6 7-6(3) 2-6 6-2. Confronté à deux balles de break à 1 jeu partout dans le dernier set, puis deux autres encore à 2-2, le Suisse a su rebondir et faire le break dans le jeu suivant pour mener 4 jeux à 2. Raflant le jeu suivant sur sa propre mise en jeu (soit 5-2), il a mis la pression sur Nadal. L'Espagnol, mettant dans le filet trois coups droits long de ligne au cours de ce jeu, a dû céder sur la seconde balle de match du Suisse, qui s'est effondré de joie suite à son ultime smash de la victoire.
![]() © Getty Images
Moi qui ai pu voir le 5ème set sur une chaîne allemande (merci DSF), je dois dire que cette victoire m'a ravi. J'ai appris à apprécier la détermination et le fair play de Nadal, mais comment ne pas lui préférer Federer ? Comment ne pas préférer l'élégance du revers limpide à une main du Suisse aux cris de bête de l'Espagnol ? Quoi qu'il en soit, ce match restera dans les annales de Wimbledon, et reste la plus longue victoire en finale de Grand Chelem pour le Suisse. Ce dernier a égalé son record d'aces en match officiel, avec 24 aces, qui lui ont bien été utiles pour "tenir la baraque". Roger Federer en est maintenant à 11 titres du Grand Chelem, comme Bjorn Borg et Rod Laver. Il est à une unité de Roy Emerson et trois de Pete Sampras.
De leur côté, Michael Llodra et Arnaud Clément ont brillamment remporté le titre en double messieurs. Les deux Français s'imposent face à la paire de doubles des jumeaux Bryan 6-7(5) 6-3 6-4 6-4, pourtant la meilleure paire du monde et les doubles tenants du titre. C'est la première de l'ère Open (depuis 1968) qu'une paire française remporte le tournoi. La dernière victoire pour deux Français datait de 1933. Les Tricolores ont fêté cette belle victoire en balancant t-shirts et raquettes dans la foule. Cela le quatrième grand titre pour Michael Llodra. Le Parisien avait remporté d'autres grands titres en double, alors associé avec Fabrice Santoro : deux Open d'Australie (2003 et 2004) et la Masters Cup (2005). A noter que Llodra-Clément est la paire de double la plus utilisée en Coupe Davis lors des dernières rencontres.
7月7日 C'est fini pour les Frenchies à WimbyMario Bartoli a cédé en finale du tournoi de Wimbledon, abandonnant le titre à Venus Williams 6-4 6-1.
Richard Gasquet a peut-être gâché des balles de break en fin de première manche, mais il a semblé en dessous de son adversaire en demi-finale. Victoire de Roger Federer 7-5 6-3 6-4. Le Suisse tentera demain de défendre son titre contre Rafael Nadal dans le remake de la finale 2006. Nadal a profité de l'abandon sur blessure de Novak Djokovic.
A la découverte de la Colombie Britannique, J15 et J1626/03 : lever à 5h du matin pour prendre l'avion. Fin des
vacances alors que le soleil commençait à peine à se montrer durablement
... Nous partons très tôt lundi 26 mars. Tout ensommeillés, nous descendons nos
sacs par le monte-charge amélioré qui sert d'ascenseur. Il y a toujours
quelqu'un à l'accueil de notre "hostel", qui nous appelle notre taxi. Tandis que
le taximan vient donner son pourboire au réceptionniste pour avoir appelé sa
compagnie de taxis, nous embarquons dans le véhicule. Cette fois-ci et contrairement à l'aller, nous avons un taximan de couleur, immigré de la
première ou seconde génération, venant d'Inde ou du Pakistan. La différence avec
l'aller est claire : celui-ci n'est pas loquace du tout ! Peut-être parce qu'il
est aussi fatigué que nous, soit en toute fin de journée, soit en début de
journée ... Nous rallions l'aéroport tranquillement et dans les temps, pour
30-40 $ locaux. A notre arrivée, l'aéroport est toujours aussi calme et propre que le 12 mars. Pourtant,
il y a une file d'attente, mais elle s'écoule assez vite, sans ce sentiment
oppressant que font peser les douaniers américains dans leurs aéroports (où je
dois faire peur avec mon faciès !). A Vancouver, la première personne qui vous
dirige ou vous fouille vous demande : "Bonjour, comment allez-vous ?".
Décidément, je pense que le documentaire "Bowling For Columbine" qui fait le
parallèle entre les sociétés canadienne et américaine est loin d'être truqué
! Après les contrôles, nous gagnons le droit de nous asseoir un peu et de
boire un coup. Soudain, j'aperçois dans un espace librairie le magazine TENNIS
(lié au site www.tennis.com), mensuel nord-américain consacré à la petite
balle jaune. Voilà bien la lecture qu'il me fallait pour la suite du voyage vers
l'Europe ! Dommage qu'il n'existe pas de l'autre côté de l'Atlantique. En même
temps, notre brave Tennis Magazine n'est pas mal du tout, même si je ne le lis
que rarement. A force de perdre notre temps assis sur les chaises et à regarder
la télé, nous voilà à nous hâter dans les couloirs de l'aéroport pour ne pas
rater l'embarquement. Même pas le temps de me manger un dernier sandwich Burger
King avant de quitter la nation du sirop d'éraaaable ! Nous rattrapons sur le
fil les derniers passagers qui créent un bouchon dans les couloirs de l'avion.
Nous sommes à ce moment-là dans l'avion, juste à l'entrée de la cabine de
pilotage. Le pilote en sort, et nous propose de visiter l'intérieur. Incroyable
! Nous entrons dedans et voyons la multitude de boutons qui la tapissent. Le
pilote et son assistant nous proposent de nous asseoir, ce que Céline fait. Elle
se retrouve même aux commandes de ce petit Airbus avec la casquette du
commandant de bord sur les oreilles. Le temps de sortir "my camera" et l'instant est immortalisé ! ;-) Nous pouvons rejoindre nos places avec le sourire en
remerciant, comme des Français bien polis ! Nous serions bien restés avec le
soleil dont les rayons passent au travers des hublots, mais c'est l'heure de
rentrer pour nous ... L'avion part et nous voilà quelques instants à profiter des dernières vues
sur la ville. Très rapidement, l'avion s'éloigne et survole des sommets enneigés
à perte de vue, probablement les Rocheuses canadiennes, à moins qu'il n'ait
franchi très vite la frontière et que l'on ait vu les Rocheuses du côté des
Etats-Unis. Toujours est-il que nous arrivons à Chicago peu après midi selon
l'heure locale (il y a deux heures de décalage entre Vancouver et Chicago). Nous
devons y retrouver mon pote Philippe, mais le fait est que nous n'avons pas
convenu d'une heure précise. Seule information à ma disposition, il part le soir
même vers l'Amérique du Sud. Affamés par le lever de bonne heure et le petit
snack dans l'avion, nous allons manger dans les grands couloirs de l'aéroport
avec les dollars US qu'il me reste de 2006. Cela va nous coûter cher, puisque
Philippe s'attendait à ce que nous venions à sa rencontre au rez-de-chaussée de
l'aéroport dès notre atterrissage. Lorsque nous arrivons sur place une petite
heure après notre arrivée, le Philou est
parti. Grâce à un dollar bien investi et à un bon choix de cabine, je peux lui
parler tout de même assez longtemps sur son cellulaire. Tant pis pour sa
rencontre avec Céline, qui se fera à
Paname boulevard des Italiens quelques semaines plus tard. Nous repassons le
contrôle de routine (enlèvement des chaussures, ceinture, clés, rayons X, etc
...) et revenons dans l'aéroport juste pour voir passer un grand gars bronzé
portant un sac de tennis Fischer. Le bronzage me fait hésiter, mais c'était
probablement Dominik Hrbaty. Après vérification, le Slovaque, encore récemment
proche du Top 20, faisait la navette entre Indian Wells (Californie) et Key
Biscayne (Floride). Tant pis pour l'autographe de Domi ! A choisir un ou une
Slovaque, je préférerais nettement l'autographe de la jolie Daniela Hantuchova
... Je ne subis pas cette fois le surbooking sur United Airlines, et nous
pouvons redécoller vers Paris avec à bord des Américains du Midwest et de la
côté Pacifique allant visiter Paris et l'Europe. Nous faisons un retour
tranquille vers Paris, avec pour ma part des phases de dégourdissement des
jambes plus fréquentes qu'à l'aller (!). Le choix des films est bien meilleur
que d'habitude sur United, avec entre autres le film L'incroyable destin de Harold Crick. Oh surprise ! Je me rends
compte qu'il se passe dans l'immeuble de Philippe à Chicago ! Nous atterrissons
le 27/03 au petit matin à Paris Charles de Gaulle. Nous avons tous nos bagages,
nous pouvons rentrer par le RER et arriver à destination peu avant midi pour nous reposer ... Fin du périple. Merci à celles et ceux qui ont un peu lu, et bravo à celles
et ceux qui auraient tout lu ! ;-) 7月6日 Marion Bartoli et Baby Federer qualifiés !!Grande journée aujourd'hui pour le tennis français à Wimbledon, après les désillusions de Roland Garros. Quatre semaines ou presque après les victoires de Justine Hénin et de Rafael Nadal, le Français Richard Gasquet s'est qualifié pour les demi-finales messieurs, et la Française Marion Bartoli jouera la finale dames. Ils ont battu respectivement Justine Hénin, numéro 1 mondial, et Andy Roddick, numéro 3 mondial. Extraordinaire !
Lorsque je suis parti de mon boulot ce soir, Marion Bartoli avait concédé le premier set 6 jeux à 1 et menait 3 à 2 dans le second, mais elle venait de perdre le break d'avance qu'elle avait obtenu. De son côté, Gasquet avait perdu les deux premiers sets 6-4 et 6-4, concédant dans chaque set un unique break, et avait déjà concédé un break en début de troisième set. "Ite missa est" me disais-je, et je quittais mon bureau vide, car ça commençait à bien faire. Je ne donnais plus beaucoup de chances à mes compatriotes.
Immense Bartoli !
Pour me contredire, Marion Bartoli s'est rebiffée. Une fois son stress du premier set passé, elle s'est accrochée lors du second set, et malgré deux breaks concédés, la Française est parvenue de une égalité à 5 jeux partout dans le second set. Alignant alors une série fantastique de sept jeux (de 1-6 5-5 à 1-6 7-5 5-0 !), elle a bouclé finalement son match 1-6 7-5 6-1 sans que ses nerfs ne la trahissent au moment de conclure la partie. Chapeau !
Déjà la dernière Française présente à Roland Garros, éliminée par Jelena Jankovic au 4ème tour (1/8èmes de finale), Marion était encore la dernière Française en course après l'élimination prématurée d'Amélie Mauresmo, pourtant tenante du titre, contre Nicole Vaidisova. Cette fois, moins exposée médiatiquement, elle a éliminé Jankovic, tête de série n°3, en 1/8ème, puis franchi les 1/4 pour défier en demi-finale Justine Hénin qu'elle n'avait jamais battue. La Belge, qui restait sur 5 finales de suite en Grand Chelem, a encore une fois calé à Wimbledon, et ne remportera pas encore en 2007 le seul grand titre qui lui manque.
Demain, dès après le match de Gasquet, Marion Bartoli disputera sa première finale en Grand Chelem. Elle qui n'avait jamais atteint le quatrième tour d'un tournoi du Grand Chelem avant le dernier Roland Garros, elle aura l'immense opportunité de décrocher du haut de son mètre 70 le prestigieux trophée à Wimbledon. Elle, la 20ème mondiale et tête de série n°18, rencontrera Venus Williams, seulement tête de série n°23. La finale la moins bien cotée en cumul de classement des deux joueuses depuis longtemps ! Mais attention, car Venus a de l'expérience : ancienne numéro 1 mondiale, et victorieuse de plusieurs titres en Grand Chelem, dont trois titres sur le gazon anglais. L'Américaine a fait aussi forte impression, en battant les têtes de série n°2, 5 et 6 sur son chemin.
"Pas de droit pour cette chaîne MEDIAGUARD" !
Richard Gasquet, surnommé parfois dans le milieu "Baby Federer", n'a atteint "que" les demi-finales de Wimbledon. Mais c'est déjà une très belle performance. Opposé à Roddick, contre qui il avait perdu ses deux duels en carrière, et qui a été deux fois finaliste sur le gazon anglais, il fallait sortir un grand match. Mené 4-6 4-6 2-4, il l'a fait ! Jouant de la seule façon grâce à laquelle il pouvait s'en sortir : en oubliant sans pression ... Réussissant enfin à breaker, le Français a recollé au score et poussé Andy au tie break. L'Américain restait sur une série de 18 tie breaks remportés d'affilée lors de ses derniers matches, mais va pourtant le concéder sèchement 7 points à 2. Le match est relancé. Gasquet résiste durant tout le quatrième set, qu'il remporte de nouveau au tie break, 7 points à 3. Dans ce dernier set, Richard a dominé sans réussir à breaker. Il a tout de même réussi la bagatelle de 21 points gagnants contre 4 fautes directes !
Restait donc à disputer le cinquième set. Contrairement au 4ème set, c'est Gasquet qui servait en premier. Les deux joueurs ont toujours remporté leur mise en jeu, parfois en ne concédant aucun point à l'adversaire. A 6 jeux partout, le règlement à Wimbledon ne prévoit pas de tie break au 5ème set : il faut deux jeux d'écart. Richard Gasquet sert et mène 7 jeux à 6. Andy Roddick sert à son tour. Il commet une faute, puis remporte un point sur une bonne balle de service. Survient alors le probable tournant du match : l'Américain commet une double faute ! Et place Gasquet à deux points de la victoire. Canal+ abandonne la retransmission du meeting d'athlétisme au Stade de France, et revient enfin à Wimbledon ... Andy sert, monte, mais Richard lui renvoie une balle en revers slicé très basse, que l'Américain essaye de renvoyer au mieux. Gasquet traverse plus de la moitié du terrain pour chasser la balle et délivrer un superbe passing shot croisé en coup droit, qui reste tout juste dans le terrain et laisse Roddick médusé. "Magnifique !" ont dû entendre les voisins. Et c'est là que la télé m'affiche : "Pas de droit pour cette chaîne MEDIAGUARD" ... Au moment de la balle de match !!!
Richard a bâti sa victoire grâce à son service. Insuffisant dans les deux premiers sets, il a su l'exploiter au mieux par la suite pour finir avec 23 aces (un record pour lui ? En tout cas, il a passé 10 aces dans le dernier set), contre 22 à Roddick. Tous deux ont fait 4 doubles fautes et 29 fautes directes. Mais ce qui restera, ce sont les 93 points gagnants du Biterrois contre seulement 60 à son adversaire. Au total, 182 points à 167, soit 15 points d'écart, dont 12 venant du dernier set (voir les stats). Ses montées de plus en plus nombreuses (70% de réussite) lui ont permis de passer l'obstacle américain. Lui qui avait simplement failli atteindre les quarts de finale à l'US Open, mais qui avait échoué par deux fois, le voilà qualifié pour sa première demi-finale. En plus de l'adversaire qu'il aura, le quadruple tenant du titre et numéro 1 mondial Roger Federer, le Français va avoir du mal à tenir le choc physiquement. Ayant joué huit sets en deux jours, et ayant fini à 20h heure de Londres, il reprendra demain sur le Central à midi (le programme).
Autant dire qu'il sera plus que jamais challenger demain face à l'ogre suisse, car sa résistance physique n'est pas son point fort. Si déjà il fait bonne figure, tant mieux. Car s'il avait une chance en temps normal contre Federer, ses efforts physiques du jour risquent de l'handicaper lourdement demain. Pour l'heure, sa victoire lui ouvre de nouveaux horizons. Le voilà avec une victoire propre et méritée sur un grand joueur du circuit, ce qui lui donnera confiance. Et en plus, Gasquet devrait rentrer lundi dans le Top 10. Eliminé au 1er tour en 2006, au pire éliminé demain en demi-finale, cela lui fera en effet une belle moisson de points ! Petit ennui, il est tenant du tournoi de Gstaad qui a lieu juste après Wimbledon, mais risque de déclarer forfait en cas de grosse fatigue. Autrement dit, il risque d'entrer et de ressortir aussitôt du Top 10 ...
Les autres résultats
Avec sa victoire sur le numéro 3 mondial, Richard Gasquet a empêché que les quatre premières têtes de série se ne retrouvent toutes en demi-finale. On aura donc Roger Federer (n°1) contre Richard Gasquet (n°12), et Rafael Nadal (n°2) contre Novak Djokovic (n°4).
Federer, qui n'avait pas joué depuis vendredi dernier, a concédé son premier set du tournoi contre Juan Carlos Ferrero (n°20). Cependant, il l'a emporté en 4 manches, en ayant passé nettement moins de temps sur le court que son futur adversaire. S'il s'attendait à retrouver une vieille connaissance telle que Andy Roddick, il devra se faire à l'idée d'affronter Richard Gasquet.
Après deux matches en cinq sets contre Robin Soderling et Mikhail Youzhny, Rafael Nadal semblait la victime idéale pour Tomas Berdych (n°7). Le Tchèque, très bon sur gazon, dominait Nadal dans l'historique de leurs rencontres. Et pourtant, le Majorquin s'est imposé tranquillement en trois petits sets. Il sera favori contre son futur adversaire, Novak Djokovic (n°4). Le Serbe, pourtant très bon, a dû puiser dans ses réserves physiques lors de ses deux derniers matches, et risque de le payer contre Nadal, qu'il retrouve en demi-finale comme à Roland Garros. Aujourd'hui, Djokovic a battu en cinq sets Marcos Baghdatis (n°10), 7-6(4) 7-6(11) 6-7(3) 4-6 7-5. Baghdatis ne passait pas loin de remporter le premier set. Mais Djokovic sait gérer les tie breaks (il en a remporté trois contre Lleyton Hewitt au tour passé) et le gagnait. Le second tie break voyait Baghdatis obtenir 6 balles de set ... mais aucune n'était convertie, ce qui lui coûtait cher. Djokovic ne se faisait pas prier et pliait le set. Après deux sets de rébellion de Marcos et des soins médicaux pour les deux joueurs, Novak l'emportait finalement au bout du suspens, retardant beaucoup le démarrage du match entre Roddick et Gasquet. Dans quel état sera-t-il demain ? Mystère ...
A propos des balles de sets ratées par Marcos, il faut signaler que Paul-Henri Mathieu a fait aussi fort. Menant 5 points à rien dans un tie break contre Andy Roddick, puis 6 points à 3, il a été incapable de remporter le set. Dommage, car Paulo a fait de très beaux progrès sur gazon cette année. Après des tournois préparatoires réussis, il a réussi à enchaîner 3 victoires de suite à Wimbledon, lui qui n'avait gagné auparavant qu'un match à SW19 (le code postal du tournoi de Wimbledon). Au quatrième tour, il a été stoppé 6-2 7-5 7-6(6) par Andy Roddick. Aujourd'hui, il a été vengé. Il n'empêche qu'avec ce parcours, Mathieu en est à 28 victoires et 14 défaites cette année. Un très bon bilan qui devrait enfin, je l'espère, l'amener dans les prochaines semaines dans le Top 30. Si on se souvient de son début d'année et de son entorse à Melbourne, c'est pas mal du tout !
Il y aura donc demain deux demi-finalistes nés de 21 ans (Nadal et Gasquet), un de 20 ans (Djokovic) et un de presque 26 ans (Federer).
La galerie photos de Wimbledon (à positionner sur vendredi 6 juillet)
7月3日 La Masters Cup de retour en Europe en 2009L'épreuve de tennis itinérante, qui aura lieu jusqu'à fin 2008 à Shanghaï, se déroulera à Londres à partir de 2009 pour quatre ans de suite. Le site même où se tiendra le tournoi sera le Millenium Dome, dans le sud-est de la capitale britannique.
7月2日 A la découverte de la Colombie Britannique, J1425/03 : lever au début du jour avec le soleil sur le lac, qu'on voit depuis notre chambre. Il fait soleil et frais. On part vers Campbell River pour le petit déjeuner, puis direction Nanaimo. On retombe sur le même goret qu'au départ, qui à part débiter indûment les cartes de crédit, ne comprend pas grand chose. On rejoint à pied le terminal de ferry pour Horseshoe Bay. Bus jusqu'à Vancouver où nous retrouvons notre logement de départ. Nous retournons au marché public de Granville Island, où l'atmosphère est toujours super. Achats de "souvenirs à consommer". Nous prenons Davie Street en plein quartier gay, plus les rues suivantes pour rejoindre l'hôtel Landmark. Nous passons du côté de Bute Street et remarquons un quartier de petites maisons très tranquille. A l'hôtel, nous montons au 42ème étage où nous prenons un verre au Cloud Nine Lounge. Déception, il faut bien plus d'une heure pour que le lounge fasse un tour complet ! Plus sérieusement, la vue est magnifique. Le Stanley Park, West et North Vancouver, West End et la vue du soleil couchant sur le Pacifique dans la direction d'English Bay Beach, tout défile lentement devant nos yeux. Nous remontons la rue animée de Robson Street pour dîner au Roxy Burger sur Granville Street. Cette fois, nous voyons à la télé la défaite des Canucks. Dodo bien mérité.
Contraints de passer notre seconde nuit au Strathcona Park Lodge si nous ne voulions pas perdre le bénéfice de la chambre que nous avions pré-payée, nous nous réveillons ce dimanche de nouveau face au Upper Campbell Lake. Y'a pas photo, ça change par rapport à un réveil en banlieue parisienne ! Un peu excité à cause de l'heure matinale à laquelle nous voulons partir, je me réveille plusieurs fois au moment de l'aurore, ce qui me permet de voir progressivement le lac changer de couleur, ainsi que les montagnes environnantes, sans quitter mon lit. Tout ça grâce au soleil qui se montre encore aujourd'hui, comme il se montrera le reste de la journée. Après avoir vite rendu les clés, je fais les 40-50 km qui nous séparent de Campbell River et de la civilisation. La route est légèrement ensoleillée et nous semble plus large et plus agréable que jamais. C'est tout juste si nous remarquons les lacets qu'elle fait et les véhicules qui nous croisent (allez, 4 grand maximum !). Une fois à destination, nous faisons le plein et prenons notre petit déjeuner dans la zone commerciale. Céline prend le volant et nous redescendons par l'autoroute nord-sud vers Nanaimo. Nous avançons vraiment bien en fonction du timing que nous nous sommes fixés, ce qui nous réjouit, car nous devons absolument attraper le dernier ferry de la matinée si nous voulons profiter de notre dernière après-midi à Vancouver.
Bilan : nous arrivons avant l'heure prévue à Nanaimo pour rendre notre Chrysler PT Cruiser chez Avis après un dernier passage à la pompe. Nous retombons sur le même goret qu'au départ, qui nous facture certaines dépenses (je crois entre autres le second conducteur) directement sur la carte de crédit, avant que nous ayons eu le temps de lui dire que nous voulions régler en cash. C'est l'un des défauts des Canadiens : à tout bout de champ, ils veulent faire chauffer la carte, et on ne compte plus le nombre de fois où on nous a demandé de donner notre numéro de carte pour réserver ou payer certains montants. Nous parvenons à annuler la transaction et à régler ce qu'il nous reste à payer en cash, puis nous partons en serrant les dents pour ne pas lâcher un nom d'oiseau à notre placide mais un peu lourd loueur Avis. Avec toutes ces conneries, nous n'avons plus particulièrement d'avance. Après renseignements, nous retrouvons la ligne de bus qui rejoint le terminal des ferries, mais pas d'horaire de passage du bus ! Nous décidons donc de faire les 2-3 km jusqu'au terminal avec tout notre barda sur les épaules. Un peu kamikazes comme attitude, mais au moins il ne pleut pas ... Le soleil est là, et nous pouvons admirer un parc en bord de mer, ainsi que des bateaux de plaisance. Heureusement, nous arrivons à temps pour choper le ferry. Comme tous les dimanches, nous assistons au spectacle des îliens qui accompagnent au terminal leurs enfants, parents ou amis pour une séparation d'une à plusieurs semaines. Spectacle émouvant durant lequel des larmes sont parfois versées, étonnant pour le bouseux continental que je suis.
Après une traversée de nouveau aux avants-postes, mais sous le soleil, nous débarquons rassasiés à Horseshoe Bay. Nous craignons de ne jamais pouvoir monter dans le bus retournant à Vancouver, tant le nombre de personnes qui veulent l'emprunter est grand. Mais nous parvenons à prendre un direct finalement pour retourner à "Hongcouver". Là-bas, nous pouvons reprendre la chambre que nous avions les premiers jours de notre séjour. Il n'est encore que le milieu de l'après-midi, le soleil brille et nous avons posé nos sacs : nous allons donc pouvoir savourer nos dernières heures en Colombie Britannique. En quelques enjambées, nous pouvons grimper dans l'aquabus pour retourner sur Granville Island et son marché public. L'activité y est toujours intense, d'autant que la lumière du soleil perce et donne à tous pas mal d'entrain. L'atmosphère (et les parfums du marché) est vraiment super ! Nous résistons à la tentation d'une crêpe de Paris, ainsi qu'à celle d'un fish and chips chez Celine's ! En revanche, nous achetons un peu de sirop d'érable à un commerçant qui, percevant notre French touch, nous demande de lui acheter quelques produits Chanel de retour à Paris. Ah le cliché !! Nous achetons aussi pour nos familles et nous-même du saumon sauvage fumé du Pacifique, qui peut se conserver des mois dans son emballage doré sans être au frais. Toutes les poissonneries en font. Ce n'est vraiment qu'avec regret que nous quittons les lieux.
Un peu plus loin, nous récupérons Davie Street. En plus d'être l'une des rues les plus animées de la ville, Davie Street est plus connue pour être le coeur du quartier gay de Vancouver. Les signes les plus notables que nous voyons de cette communauté sont quelques drapeaux arc-en-ciel, des banderoles arc-en-ciel aux lampadaires municipaux, une pub pour un serveur téléphonique homo, une ou deux boîtes qui sont fermées, et des poubelles et des arrêts de bus parfaitement identiques à ceux du reste de la ville, si ce n'est que leur couleur kaki a viré au fuchsia ... Quittant cette rue en direction du nord, nous passons par un quartier nettement plus calme autour de Bute Street. Nous y trouvons de nombreuses rues résidentielles avec de charmantes petites maisons. Cela change de certains vieux immeubles, ou des tours de verre rutilantes le long du Coal Harbour Seawalk. Et en plus, les voitures n'y circulent presque pas. Par contre, ce ne doit pas être donné non plus. Nous rejoignons enfin l'hôtel Landmark. Comme nous l'avons vu il y a une dizaine de jours, il y a un salon de thé qui tourne au 42ème étage, le Cloud Nine Lounge, et qui surplombe toute la ville de Vancouver. Nous sommes persuadés, pour l'avoir probablement lu, qu'un tour complet de l'étage (où se trouve le lounge couplé avec un restaurant) prend une heure. Vu l'heure qu'il est, nous aurons donc le jour et le début de la nuit. En fait, le rythme est un peu plus lent, et un tour se fait en 80-90 minutes. C'est néanmoins suffisant pour que nous fassions un tour complet avec encore suffisamment de soleil.
Au moment où nous nous installons (probablement à côté d'un groupe de taximen), nous avons une vue sur le Stanley Park. Puis nous tournons lentement vers North Vancouver, puis les bâtiments de verre construits par là. Nous dominons après la rue de Robson Street, qui nous semble insignifiante de si haut ! C'est vraiment magnifique, comme je l'ai écrit dans mon résumé du soir. Ces vues successives en fin de séjour nous permettent de nous remémorer tous les endroits où nous sommes allés et brassent nos souvenirs attachés à ces lieux. On passe alternativement du quiz à la séquence émotions. Seule l'arrivée de l'addition vient un peu troubler nos esprits. Cinq dollars canadiens le Coca, ce n'est pas si cher. Mais comme nous n'avons pas payé autant depuis le début du séjour, et que c'est d'ailleurs la première fois qu'on nous fait payer le lieu où nous nous trouvons, nous sommes un peu étonnés. Qu'importe, car voilà le quartier de Bute Street, et derrière toute l'étendue de West End qu'on devine jusqu'à très loin. On voit même la banlieue est de la ville. Puis on devine Davie Street, Granville Island, et on voit la masse des terres au sud de West End : il y a entre autres le quartier de Kitsilano au loin et les environs de UBC. Avec cette rotation lente, verrons-nous le rayon vert ? Verrons-nous depuis la tour le coucher du soleil sur English Bay et les eaux du Pacifique ? Malheureusement, c'est trop demandé ! Si les cargos sont bien présents sur place, les nuages aussi. Nous n'aurons pas eu vraiment un beau coucher de soleil du séjour. Si on en a les moyens, il faut aller au Canada plus de mi-mai à mi-septembre. Nous finissons notre tour d'horizon en sirotant mollement nos boissons : alors qu'il fait presque nuit, nous voyons sur les contreforts des Rocheuses des pistes de ski illuminées. Fin du spectacle féerique au Cloud Nine Lounge.
Pour finir en beauté le séjour, nous ne pouvons pas manquer de retourner à notre repaire secret, le Roxy Burger. Nous passons une dernière fois par la rue animée (et maintenant plus impressionnante) de Robson Street. Tout brille, et la douceur de la journée a poussé les gens dans la rue et les restaurants. Peu avant Robson Square, je m'acharne à prendre en photo l'hôtel Fairmont de Vancouver, histoire de compléter ma série de clichés sur ces châteaux-hôtels. A revoir ... Un mec bourré aurait tenu plus fermement son appareil ! Lorsque nous nous installons au Roxy Burger, c'est un plaisir de s'asseoir sur les banquettes confortables en faux cuir et de suivre l'un des derniers matches des Canucks de l'année en saison régulière. Les Vancouvérites accueillent les modestes Colorado Avalanches, emmenés par le néanmoins terrible Joe Sakic, qui essayent de récupérer la huitième place de la Conférence Ouest, qualificative pour les play-offs. Tandis que nous dévorons nos délicieux burgers à belles dents, auxquels je rajouterai une poutine made in Vancouver, nous voyons les Canucks dominer, mais être incapables de mettre au tapis leurs adversaires américains. Et c'est Sakic, natif de Burnaby en Colombie Britannique, qui va régler l'affaire, donnant la victoire aux visiteurs. Pas trop abattus, nous embrassons la salle du regard une dernière fois, et sortons dans Granville Street, où les filles ont encore raccourci leur tenue vestimentaire. Quelques jours après, Vancouver ira s'imposer dans le Colorado avant de se qualifier pour les play-offs. La franchise américaine finira neuvième. A notre auberge, nous réglons les derniers détails pour partir à l'aéroport le lendemain à l'aube et allons prendre un repos bien mérité.
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