Emmanuel's profileChroniques du ManuPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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June 27 A la découverte de la Colombie Britannique, J13En vert, le résumé de la journée écrit sur place chaque soir. Dessous, le déroulement détaillé de la journée, rédigé dernièrement à partir du résumé.
24/03 : après avoir vainement tenté d'annuler notre prochaine et dernière nuit ici au SPL, nous nous faisons recommander quelques balades chaudement, ce qui devrait nous occuper durant notre journée. Après un tour dans les environs avant le déjeuner, nous partons pour l'après-midi dans le Strathcona Park. Nous enchaînons les Lupin Falls, petites chutes charmantes, avec une balade le long du lac. Puis, après avoir contourné le lac, les Lower Myra Falls, chutes en 3 paliers. Nous repartons ensuite sur Gold River pour atteindre enfin les Lady Falls. Malgré la neige sur le chemin, nous pouvons admirer leurs hauteurs et sentir la vapeur d'eau créée par les chutes nous mouiller alors que nous sommes haut perchés, comme aux Niagara Falls. Par ailleurs, nous avons aperçu entre 17h et 19h quatre faons et/ou biches le long de la route, sûrement venus boire au lac. Deux autres étaient morts sur le bas côté de la route. L'un des deux servait de repas à un aigle à tête blanche et à un autre busard à tête noire. Si on compte un autre aigle à tête blanche, un écureuil et deux oies sauvages en plus, on a eu enfin une journée riche en animaux ! Pas de couguar cependant, bien qu'il en rôdait près des Myra Falls il y a quelques mois. Comme le dit un des panneaux du parc, loups, couguars et ours noirs sont bien représentés dans le parc et l'île, mais il faut être très chanceux pour en voir. Après les Lady Falls, dîner à Gold River et retour au SPL. Nous finissons la journée enchantés car aujourd'hui enfin, le soleil était de la partie, malgré une légère averse chaque heure ! Comme on nous l'a dit, le temps est plus froid et plus pluvieux sur l'île cette année. On l'avait pas remarqué !!
Des mots ...
Suite à la fade précédente journée que nous avons vécue, nous essayons de changer nos plans pour cette journée. Nous avons réservé par Internet la nuit passée et la nuit à venir, en payant 25% d'avance par Internet, et le complément en arrivant. Nous souhaitons maintenant passer notre journée dans le Strathcona Park, mais vider les lieux dès après et dormir ailleurs, plus au sud de l'île, dans l'optique de bien gérer la journée de demain. Nous allons donc à l'accueil pour essayer d'annuler la prochaine nuit au SPL. Impossible ! Nous avons beau expliquer les raisons de notre malaise ici, le ratage des Lady Falls, le début d'ennui, nos projets pour notre fin de séjour, et jouer sur toutes les cordes sauf celle de la colère : rien à faire. On nous a envoyé comme interlocutrice une petite brune qui tient bon tout en restant courtoise. Le SPL avait certes annoncé la couleur d'avance ("no refund", pas de remboursement), mais nous sommes frustrés. En revanche, elle revient beaucoup plus en détail sur les balades que nous pouvons faire dans les environs. Nous avons droit à une présentation dithyrambique de sa part. Je ne sais pas combien de promenades et de points de vue elle a qualifiés de "gorgeous", mais c'était impressionnant ! Décidés dans tous les cas à passer la journée dans le parc, puisque nous étions venus de si loin, nous serons néanmoins obligés de passer la nuit sur place. A nous de nous organiser au mieux en vue du programme du lendemain.
... et des cascades
Après un tour dans les environs avant le déjeuner, où l'organisation du SPL est bien plus prévenante avec ses grands touristes français, nous partons pour l'après-midi dans le Strathona Park. Nous roulons longtemps le long du Upper Campbell Lake et du Buttle Lake jusqu'à rejoindre le départ de la première balade vers les Lupin Falls, petite cascade perdue dans les bois environnants. La chute d'eau est plaisante et suffit à remonter notre enthousiasme. En revenant à la voiture, nous poussons un peu plus loin entre le rideau des derniers arbres pour aller voir le lac. Quelle beauté sauvage !! Nous admirons l'espace intact de ce grand lac entouré souvent de moyennes et grandes montagnes (sans quoi pas de cascade). Pas un son, pas une âme qui vive. Personne n'est là pour jeter un caillou ou un galet de la plage dans l'eau en ce samedi : nous sommes vraiment seuls au monde. Revenant à notre Chrysler PT Cruiser toujours réactive, nous poursuivons sur la route qui contourne l'étendue d'eau par le sud pour rejoindre les Lower Myra Falls.
Là, l'emplacement de parking est minuscule : rien à voir avec le parking d'Eurodisney ! Nous sommes encore seuls à descendre par un chemin de gravier jusqu'à arriver au plan de la balade. Dessus est scotché un message sans équivoque : "Caution ! Cougar in the area" (Danger ! Couguar dans les environs). Même si nous sommes tous les deux assez fins, et donc des proies peu alléchantes pour un couguar affamé, cet avertissement nous rend attentifs à tous les bruits alentour. Et pourtant, le papier date de fin 2006 : peut-être que l'animal est bien loin maintenant. Nous poursuivons sur un petit chemin bordé de buissons. Tout le long, je m'attends à voir la bête surgir. Mais non. Nous arrivons au milieu de ces chutes, qui tombent en trois paliers successifs, très marqués, comme des marches d'escaliers pour géant. Le spectacle est original, et nous apprécions. Nous voyons que la fin de la chute aboutit directement dans le lac. Bien que nous prenions notre temps pour prendre en photo les Lower Myra Falls dans tous les sens, aucun animal ne vient nous déranger. Même pendant la prise de vue du soleil au dessus des chutes, rien à signaler. C'est sûr, la bébête doit être partie, nous pouvons donc remonter tranquillement à la voiture.
Nous revenons vers le SPL, mais avant d'y arriver, nous coupons à gauche par le pont l'étendue d'eau en son milieu en direction de Gold River. Comme la veille, nous roulons vers la ville sur la Highway 28 pour démarrer la balade des Lady Falls. Les Lady Falls n'étaient pas une balade conseillée par la personne de l'accueil du SPL, mais nous tenons absolument à la tester, coûte que coûte. Nous avons fait des balades jusqu'à présent sans la neige, mais pour le peu qu'il y a sur le trajet de cette ultime promenade, nous devrions y arriver ! Nous revenons donc nous garer au même endroit que la veille. La neige est toujours là, à peine moins haute et plus gelée. Nous avançons franchement dedans, même si nos pieds s'enfoncent toujours. Au moins, nous pouvons bénéficier des traces que nous avons faites la veille, et qui se sont élargies un peu depuis. En moins de cinq minutes, nous sortons du sentier enneigé pour arriver sur un petit sentier de montagne dégagé, qui serpente sur cette colline au milieu des arbres. Nous arrivons assez vite au sommet, qui se termine en plate-forme, d'où nous pouvons faire les fameuses Lady Falls. Franchement, cela aurait été dommage de rater ça ! Ces chutes démarrent à peine plus haut que nous, et se jettent une trentaine de mètres plus bas dans un grondement perpétuel. Mais en plus du son, nous prenons sur la figure des gouttes d'eau. La chute de l'eau est tellement forte qu'un panache de vapeur d'eau se forme au-dessus d'elle, comme aux chutes du Niagara en Ontario, et on est éclaboussé sans être au pied de la chute. Si bien que nous passons plus de temps à essuyer nos appareils photo qu'à prendre des clichés !
Nous dégringolons à toute vitesse le sentier pour revenir à la voiture. A peine rentrés dedans, nous voyons sur le bas-côté de la route deux oiseaux de proie en train de dépecer un animal mort, probablement un faon. Nous identifions le premier comme un aigle (un pygargue à tête blanche), mais le second à tête et corps oscillant entre brun foncé et noir reste un mystère pour nous. Lorsque nous nous approchons, nous essayons de les prendre rapidement en photo, mais les deux oiseaux s'esquivent, et nous avons droit au décollage un peu lourd mais majestueux de l'aigle ... que j'ai raté aussi avec mon appareil, arfff ! Au total entre 17h et 19h, nous avons aperçu quatre faons et/ou biches au bord de la route, sortis probablement de leurs bois pour la traverser et boire dans l'un des lacs. Nous avons vu le premier faon en revenant entre les Lower Myra Falls et le pont, deux autres qui nous regardaient depuis un chemin, et le dernier en bordure d'un bois. Nous avons aussi vu un second cervidé mort sur le bas côté, certainement percuté par un véhicule comme l'autre. A posteriori, rouler de nuit sur ces routes est risqué. Il est pratiquement impossible d'éviter un animal qui déboule d'un des côtés de la route, et la collision est alors inévitable. Ca ne m'est pas arrivé, ouf ! Si on compte un autre aigle à tête blanche, un écureuil et deux oies sauvages, on a eu une journée riche en animaux, qui a bien compensé le manque des autres jours. Le seul regret, c'est que les seules photos que nous avons prises des faons sont floues. On essayera de faire mieux quand on reviendra ! Par contre, nous n'avons pas vu d'animaux dangereux ce jour-là. Comme le dit un des panneaux du parc, les loups, couguars et ours noirs sont bien représentés dans le parc et l'île, mais il faut être très chanceux pour en voir. Nous retenons une autre leçon : lorsqu'on rencontre ce type d'animal sauvage, il ne faut pas faire le mort lorsqu'on en rencontre ! Il faut rester debout, face à l'animal, l'air agressif, quitte à se munir d'un bâton, et reculer doucement, car le but n'est pas l'affrontement, mais de laisser l'animal tranquille dans son espace naturel.
Gold River, le rêve de toute une vie !
L'heure est maintenant grave : il s'agit de savoir où nous allons manger ce soir ... Vu l'heure qu'il est (17h30 largement passées), il y a peu de chances que nous puissions retourner manger un repas végétarien au SPL. A l'inverse, depuis tout petit, je rêve d'aller à la ville un peu plus loin que les Lady Falls, à Gold River. Gold Riiiiiiver ! La ville de la rivière dorée, une des villes historiques de l'île de Vancouver. Une ville sauvage, isolée, accessible par voie terrestre par une unique route de 90 kilomètres qui la relie à Campbell River. Par voie maritime, on peut rejoindre la côté ouest de l'île et l'océan Pacifique en suivant un bras de mer. Mais le trajet n'est pas court, et on débouche sur la côte bien plus au nord que Tofino et Ucluelet. Mais comme c'est ce havre d'isolement que je tiens absolument à découvrir, eh bien nous irons manger là-bas ce soir ! Lorsque nous avions pensé à nous loger pour visiter le Strathcona Park, Céline avait pensé loger à Gold River. Mais j'avais repoussé l'idée en lui disant que la ville était le trou de cul du monde et que Campbell River serait mieux, par exemple. J'ai révisé ma position : du départ des Lady Falls jusqu'à Gold River, nous n'avons eu qu'une grosse vingtaine de kilomètres à faire, autant que si nous étions rentrés au SPL. En clair, pour visiter le parc sans chercher à faire de ski (soit le centre-nord du parc), les deux meilleures solutions de logement sont soit le SPL, soit un hôtel ou un motel à Gold River.
Après de la route coupée en plusieurs longues lignes droites, nous arrivons à Gold River. Ambiance bucolique et calme ce samedi soir. Nous cherchons de l'essence pour être sûrs au moins de rallier Campbell River demain sans tomber en panne, et du coup nous zappons une grande partie de la ville. Aurions-nous vu une rivière, un bras de mer, des animaux sauvages ? Peut-être. Il se trouve que nous ne voyons que quelques maisons classiques, à la nord-américaine. Ainsi qu'une station essence classique, avec un caissier assez aimable, et un grand-père au teint rubicond qui est déjà éméché. Nous montons vers le point culminant de la ville manger au restaurant "The Ridge" qui nous a été recommandé. Cela fait un peu resto sur une aire d'autoroute, sauf qu'ici il n'y a pas beaucoup de gens qui passent. Les seuls gens qui viennent à Gold River sont les gens qui y vivent ou veulent y commercer. Sur place, il y a un bar, un billard et au moins une télé. Que personne ne regarde, tant les gens doivent être attérés de la saison catastrophique que font les Edmonton Oilers, dernier de leur division, alors qu'ils avaient été les finalistes malheureux de la Stanley Cup l'année passée. Pour confirmer la tendance, les Albertains sont en train de perdre chez eux contre Nashville, et s'inclineront lourdement. Nous dînons d'un bon plat de viande ce soir, ou d'un bon burger, à moins que je n'aie pris du halibut fish and chips. Enfin bref, nous nous nourrissons ce soir d'une nourriture grasse qui nous tient bien au corps et qui nous fait nous sentir bien mieux ensuite que les cochonneries végétariennes insipides de la veille. Et tant pis si nous émettons l'un ou l'autre quelques borborygmes !!
Après ce repas plus que correct, nous rentrons de nuit un peu flippés de croiser deux malades faisant une course de bagnoles sur cette route du bout du monde, ou de prendre une grosse bête sur le petit capot de notre PT Cruiser. Mais tout va bien, et nous pouvons nous glisser sereinement dans nos draps au SPL. Bilan de la journée ? Peu de monde rencontré, hormis au restaurant ce soir, et une très grande sensation éprouvée de sauvage, avec tous ces paysages naturels encore bien conservés et ces animaux tout autant non domestiqués aperçus. Mais surtout, le mieux résidait dans le temps, globalement très ensoleillé malgré de petites averses à intervalles réguliers. Pendant ce séjour, le soleil nous a fui, souvent remplacé par de gros nuages, parfois même par de la pluie. Alors en bénéficier autant aujourd'hui, voilà qui nous a réchauffé le coeur. En discutant ce midi avec le cuisinier en chef québécois du SPL (en français, et avec quelques expressions bien particulières à la Belle Province), nous avons appris que ce mois de mars était nettement plus mauvais que les années passées. Etaient accusés les Chinois et leur tendance à brûler des quantités énormes de charbon, ce qui polluait terriblement et envoyait du sale temps par le Pacifique sur l'ouest du Canada. Personnellement, je ne sais pas si les sympathiques enfants de Mao (qui commencent à renier son héritage en douce) sont la cause de tous ces nuages. Mais moi qui m'étais renseigné sur le temps qu'il faisait en Colombie Britannique en mars 2006, vous pouvez me croire : je l'avais vite et bien remarqué, que le temps était plus froid et plus pluvieux sur l'île cette année !!
PS : à tous ceux qui auraient lu ce post et qui ne croiraient pas que nous sommes allés jusqu'à Gold River (pour info, voici le plan de l'endroit), prenez votre mal en patience. Tôt ou tard, j'apporterai la preuve que nous y étions dans la galerie photo !
June 22 A la découverte de la Colombie Britannique, J1223/03 : départ de Comox vers Campbell River en longeant l'océan. Déjeuner chez Moxie's, du basique, mais c'était bon. Route vers Gold River pour atteindre le Strathcona Park Lodge. Après une prise des quartiers un peu longue, pour lire le plan des randonnées, nous partons vers Gold River et après une vingtaine de kilomètres, nous nous préparons à grimper vers les Lady Falls. Surprise, il y a de la neige au début du chemin, à tel point qu'on y enfonce tout le pied ! Ensuite, le temps indiqué à un aller simple, pas à un aller retour. Si bien qu'avec l'heure du dîner du SPL fixée à 17h30 (!!), nous rentrons sans avoir fini la balade, pour manger un repas végétarien et sans gluten. Balade digestive dans le SPL et dodo.
Nous quittons Comox après un petit déjeuner frugal offert par le motel. Il faut dire que même si nous ne nous sommes pas levés tard ce jour-là, nous passons probablement parmi les derniers, et le choix n'est plus si large. C'est la même personne à l'accueil que celle qui nous a reçus hier soir : je ne sais pas comment elle fait pour tenir debout. Nous faisons le plein quelque part entre Comox et Courtenay, puis nous rejoignons tranquillement Campbell River en longeant l'océan et en empruntant la voie rapide. Nous ne sommes certes pas au point le plus au nord de l'île, mais c'est en tout cas la dernière ville d'importance sur l'île de Vancouver à une telle latitude. Plus au nord, malgré les efforts de "Tourism British Columbia", je crois qu'il n'y a plus grand chose à voir. Ville soi-disant historique, Campbell River est une ville particulièrement intéressante pour la pêche au saumon : c'est une façon comme une autre d'attirer les touristes et de vanter les mérites de ce coin.
Nous allons manger dans un restaurant Moxie's à Campbell River, chaîne spécialisée dans les gros steaks et toutes les viandes grillées. Du classique en somme. Nous apprécions bien notre repas, et ce malgré la scène que nous fait la rombière du restaurant de poissons et fruits de mer voisin, prétextant que nous nous sommes garés près de son restaurant et que ces places sont réservées à ses clients. Alors que nous sommes en plein dans une zone commerciale ! Au Moxie's comme ailleurs souvent, nous sommes reçus par une jolie jeune fille à l'entrée, qui nous oriente vers une jeune fille à peine moins jolie dans le restaurant, qui prendra notre commande. La jolie jeune fille de l'accueil est la plus jolie de toutes, et son unique but est de rester toujours la plus belle pour garder sa place et ne pas se faire supplanter par une autre. Tout se passe donc conformément à ce qui existe à New York ou à Chicago. Sauf qu'après la commande de nos gros morceaux de boeuf, c'est la même jeune fille qui revient et fait le service. Eh oui ! Au Canada, pas de Mexicain qui fait les tâches ingrates, comme porter les assiettes trop lourdes et laver la table sale recouverte de graisse et de ketchup ! Et certainement encore moins dans un bled comme Campbell River. J'en conclus donc que le Canada, c'est pas les Etats-Unis ... Réellement, hormis magasiner dans la zone commerciale où nous sommes et voir les enfants jouer au foot ou au hockey, il n'y a rien à br... durant les week ends par ici.
Notre logement pour les deux prochaines nuits n'est pas situé dans une ville. Il est au milieu d'une route de 90 kilomètres de forêt reliant Campbell River à Gold River, autre lieu extrêmement vivant de l'île. Quel intérêt de crécher comme ça en pleine nature ? Pour en profiter, de cette belle nature. Nous serons juste à côté du Strathcona Provincial Park, le plus ancien parc de l'île. Ce qui aurait pu être un terrain exploité par les bûcherons a été préservé depuis des décennies, à la plus grande joie des touristes respectueux de l'environnement. Et nous logerons donc juste à côté, au Strathcona Park Lodge (SPL). Ce lodge, qui comprend deux-trois grosses maisons avec la partie intendance, organisation et des appartements, est complété par plusieurs chalets indépendants à louer pour une famille. Le tout est à côté de la route, où ne passe pas grand monde, et un lac d'altitude, le Upper Campbell Lake. Tout est écologique là-bas : électricité, eau ou ordures, on essaye de tout recycler et de préserver les ressources au maximum. Le SPL accueille des touristes, des groupes scolaires, et forme des moniteurs pour activités de plein air. Toute l'année, on peut louer un chalet et venir y faire ses repas de façon autonome. Mais pour louer une chambre comme nous le voulons, il faut attendre la réouverture de la cantine collective ... qui rouvre pour la première fois ce soir après l'hiver ! Nous avons spécialement reporté notre visite au SPL pour en bénéficier (et parce que les chalets ne sont pas donnés à deux), alors nous espérons que cela nous plaira.
Nous sommes venus au Strathcona Park pour la nature et les balades. Même si des possibilités de kayak ou de canoë sur les lacs existent, ainsi que de l'escalade et d'autres activités, tout ceci n'est accessible que plus tard dans l'année. Après le passage obligé par l'accueil du SPL, nous gagnons notre chambre avec quelques instructions et des plans de balade dans les environs. Nous prenons nos marques dans une jolie chambre rustique dans laquelle il n'y a ni télé, ni radio. Ben oui, nous sommes en pleine nature ! Parmi toutes les balades, nous optons pour celle des Lady Falls, en priant pour voir de belles chutes d'eau. Nous devons poursuivre depuis le SPL dans la direction de Gold River, en franchissant notamment le pont qui sépare Buttle Lake d'un côté et Upper Campbell Lake de l'autre (pourtant, ce sont les mêmes eaux. Allez comprendre ...) et rouler encore quelques kilomètres pour trouver le point de départ au bord de la route. Hormis cette route principale, les seules autres voies du coin contournent entièrement les lacs. Si la route principale entre Campbell River et Gold River paraît longue (90 kilomètres sans ville, sans station essence, avec simplement le SPL et de la forêt !), les routes sinueuses faisant le tour des lacs ne sont pas mal non plus. Tout de même, elles sont d'une très bonne qualité.
Nous franchissons la limite virtuelle du parc et arrivons au début de la balade. Horreur, il y a de la neige ! A part un peu de neige au sommet du Mont Washington, que nous avons vu de loin, c'est la première fois que nous en voyons depuis que nous sommes sur l'île. Le plus incroyable, c'est qu'elle apparaît tout d'un coup au bord de la route, précisément là où nous voulons aller ! Ne doutant de rien, nous sommes prêts à faire la balade, neige ou pas. En mettant le pied dedans, nous y enfonçons totalement nos chaussures de randonnée, et un peu de neige rentre même dedans. Au bout de plusieurs pas, c'est toujours pareil. Contraints par le temps de l'aller-retour en voiture et celui de la balade, que nous avons mal jugé, de l'heure avancée du repas au SPL (17h30. Oui, 17h30 !!), nous rebroussons chemin dépités. Le fait d'avoir assez mal optimisé notre journée nous plombe un peu le moral. D'autant que lorsque nous arrivons à 17h45 au SPL, au lieu du large choix de repas qu'il y a en pleine saison, nous avons droit exclusivement à un repas végétarien sans gluten ("gluten free veggie meal") !! Servi avec de l'eau, alors que nous avons été hydratés au Coca ou Pepsi Cola "with free refill" depuis le début du séjour. S'il n'y a pas de quoi craquer avec ça ! Ooooh, que le Moxie's me manque !!
Nous dînons au milieu des moniteurs en formation, quasiment les seuls touristes à la cantine. L'ambiance est sympa, mais nous n'avons pas spécialement envie de parler dans ces conditions. Après le repas, nous descendons vers le lac pour mieux repérer les lieux. Le terrain du SPL est en pente jusqu'au lac. Nous pouvons voir les chalets en bois de près, qui sont parfois rénovés et vachement agréables. Le lac lui-même est très calme, sans une ride à la surface. Nous qui voulions du sauvage, nous sommes servis. Pour un peu, on aurait peur de voir un loup-garou débarquer maintenant que la lune commence à poindre. Nous remarquons une sorte de sauna près du lac, avec un trou à l'extérieur pour l'approvisionner en bois. La sortie, par contre, n'est pas agréable : on retombe directement sur les gros galets de la plage. Pour nous qui avons testé les thermes Vita Classica de Bad Krozingen il y a quelques semaines, cela manque terriblement de confort ! Nous rentrons bien plus tôt que d'habitude dans notre chambre, sans autre occupation possible que de bouquiner ou dormir. Quelques heures après, je ressors un peu me détendre les jambes, et en visitant le hall d'accueil, je m'aperçois que pas mal de Français sont déjà passés au SPL. Eux sont venus majoritairement pendant la haute saison et ont adoré. A méditer pour la prochaine fois ...
Tirage au sort à WimbledonWimbledon, le tournoi du grand Chelem sur gazon, démarre lundi dans les environs de Londres. Cette fois-ci, pas de Français opposé à Roger Federer ou Rafael Nadal dès le premier tour. Mais certains se rencontrent entre eux, et malheureusement, ce sont ceux qui ont le meilleur potentiel sur gazon.
Nicolas Mahut, qui avait battu son compatriote Arnaud Clément en demi-finale au tournoi du Queen's, retrouvera son compatriote dès le premier tour ! Le vainqueur de Mahut-Clément devrait rencontrer Richard Gasquet, si le Biterrois passe, dès le deuxième tour ... Lequel Biterrois a besoin de passer plusieurs tours s'il veut gagner assez de points par rapport à 2006 pour intégrer enfin le Top 10.
June 20 D'où viennent ces Français qui s'installent au Québec ?Un article sur la répartition par région de tous les Français qui vont au Québec pour tourisme, études ou bien installation définitive.
C'est l'Ile-de-France qui arrive évidemment première. Malgré sa faible population, l'Alsace se classe 5ème sur l'ensemble des régions françaises.
June 18 Le petit exploit de Nicolas MahutLe Français Nicolas Mahut, 106ème mondial, est passé tout près de son premier titre ATP en échouant en finale du prestigieux tournoi du Queen's, tournoi sur gazon préparatoire à Wimbledon. L'Angevin, vainqueur de Wimbledon juniors en 2000, a réalisé sa meilleure semaine de tennis chez les pros. Battant le Russe Kunitsyn, le Suédois Bjorkman (30ème mondial et demi-finaliste 2006 à Wimbledon), il a dû jouer deux matches le même jour en raison des reports dûs à la pluie.
Face à Ivan Ljubicic, pensionnaire habituel du Top 10 et maintenant 12ème mondial, il n'a pas tremblé, avant d'éliminer quelques heures plus tard le numéro 2 mondial, Rafael Nadal. L'Ibère, grand spécialiste de la terre battue, n'est néanmoins pas manchot sur gazon. Il avait démarré solidement le tournoi, et reste tout de même le finaliste malheureux à Wimbledon en 2006. Pour autant, le Français a donc réussi à prendre le dessus.
Auréolé de cette grande performance, il s'est débarrassé d'Arnaud Clément en demi-finale, et a tenu la dragée haute en finale à Andy Roddick. Triple vainqueur au Queen's, Roddick a été mené 4-6 6-6, avec 7 points à 6 pour Nicolas Mahut dans le tie break. L'Américain a donc dû sauver une balle de match contre lui. Mahut fait finalement la faute sur sa balle de match, et perd les deux derniers sets et le match suite à deux tie breaks, sans avoir jamais été breaké de toute la finale.
Il a raté de peu son premier titre, ainsi que la performance de battre 3 membres du Top 12 de suite. Mais avec le tournoi de Wimbledon à venir dans une semaine, il est à espérer que Nicolas Mahut retrouvera son niveau pour atteindre un tour digne de ses qualités sur gazon. Pour l'heure, il est remonté 76ème.
June 17 A la découverte de la Colombie Britannique, J1122/03 : départ pour les Butchart Gardens. Sous un ciel d'où tombe toujours une goutte ou deux, nous passons dans la campagne profonde de Colombie Britannique pour les rejoindre. Bien que ce ne soit pas la bonne saison pour visiter la partie consacrée aux roses, la visite est très agréable, avec notamment un adorable petit jardin japonais. Pour déjeuner, je souhaite aller chez Tim Hortons. Malheureusement, la chaîne fait plus salon de thé que lieu de déjeuner. On se rabat sur McDonald's. Route jusqu'au McMillan Provincial Park, placé peu avant Port Alberni. Nous venons voir sa partie Cathedral Grove, réputée pour ses arbres presque millénaires. Certes les grands arbres sont impressionnants, mais la réputation du parc est exagérée à mon goût. Nous remontons vers le nord de l'île en prévision de la journée de demain. Seafood mangée à Courtenay, motel à Comox.
Ce jeudi, redécollage pour de nouveaux paysages à découvrir. Nous quittons notre hôtel sympatoche face au port de Victoria pour rejoindre le nord de l'île. Mais vu que nous avons prévu de visiter pas mal de lieux en cours de route, nous n'arriverons pas à destination dès aujourd'hui. Nous nous arrêterons ce soir pour dormir où nous pourrons. Nous n'avons pas réservé d'hôtel et de B&B à l'avance, contrairement aux précédentes nuits, et nous le choisirons en fonction de notre avancement au cours de la journée. Nous partons de Victoria non pas par l'autoroute nord-sud, mais par les petites routes qui nous ramènent un peu dans la Colombie Britannique îlienne profonde. Ce qui est rigolo, c'est que les routes de campagne où nous roulons, toujours environnées de champs et de forêts, me font penser un peu aux décors de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir". Peut-être parce que ce jour-là le ciel au-dessus de l'île de Vancouver est aussi bas que sur la campagne anglaise dans les épisodes de la série ...
Nous allons visiter les Butchart Gardens, jardins créés par les deux notables du même nom, un frère et une soeur. Installés il y a des décennies dans une propriété isolée sur l'île, ils ont exploité un grand terrain et une carrière pour mettre en pratique leur goût pour les arbres et les plantes. Le jardin a évolué rapidement, le frère et la soeur se faisant aider d'une nombreuse main d'oeuvre de terrassiers et de paysagistes. Résultat : un grand jardin surprenant, totalement privé et détenu toujours par la famille, éloigné de tout centre urbain et visitable en toutes saisons. Cela représente 26 hectares au 800 Benvenuto Avenue. Eh oui, les Butchart aimaient la culture italienne, allez comprendre ... En cours de route, ce sont vraiment des routes perdues que nous empruntons, et nous voyons beaucoup de fermes éparses et isolées. A tel point leurs boîtes aux lettres, parfois entre 10 et 20, sont toutes rassemblées au bord des routes, et que les fermiers doivent venir en voiture (ou pick up) de leur maison pour récupérer leur courrier. Autant dire que lorsque leur boîte est vide ou remplie uniquement de factures, ça ne doit pas leur faire plaisir !!
La visite que nous avons faite de cet endroit restera mémorable, malgré les humeurs du ciel, menaçant au point de nous envoyer plusieurs fois des gouttes sur la figure, au point de nous faire croire qu'il allait tout lâcher. Les Butchart Gardens sont décomposables en plusieurs parties, avec un "thème horticole" à chaque fois différent (voir le plan ici). Un premier jardin est en plein dans la carrière, avec des hauteurs très variées et des plantes diversifiées. Il y a un jardin méditerranéen avec des plantes typiques du bassin méditerranéen. Il y a un jardin composé de dizaines de roses différentes, dont certaines variétés grimpantes. Malheureusement, nous ne l'avons pas vu alors que les roses avaient toutes fleuri. C'est l'inconvénient et l'avantage des jardins : pour permettre de les visiter tout au long de l'année, les fleurs n'éclosent pas toutes en même temps. Et si on ne vient pas durant l'été, on rate le spectacle du jardin des roses. Vient ensuite notre jardin préféré, le japonais. Placé dans une pente, le jardin japonais est traversé de petits chemins pour les piétons dont les bords sont rigoureusement et très bien dessinés. De l'eau coule le long de la pente et de petits jeux d'eau sont intégrés au cours de sa descente. En tout cas, le jardin donne parfaitement le reflet des images que nous Occidentaux nous faisons des jardins japonais : petits, mignons et très maîtrisés. Sans folie, mais avec beaucoup de charme. On termine par le jardin italien. A ne pas louper, les deux totems décoratifs des jardins, représentant des animaux de l'île. Une bonne idée sortie ces jardins, si on aime les plantes, qu'on ait du temps à leur consacrer et de préférence si c'est l'été.
En quittant les lieux, nous mettons le cap sur un village traversé en cours de route où nous avons vu une zone commerciale. Je rebats depuis quelques jours les oreilles de Céline avec la chaîne Tim Hortons, où je tiens absolument à manger après avoir raté l'occasion quand j'étais en 2003 au Québec. Cruelle déception ! Tim Hortons n'est pas tout à fait le type de chaîne de restauration rapide que j'attendais. Bien loin des McDonald's et de leurs sandwichs chauds, Tim Hortons est plus un coffee shop offrant des donuts ("doughnuts") et divers "beignes". Il y a bien des sandwichs froids, mais il est clair que la chaîne fait plus office de Strabucks que de McDonald's ou de Burger King. C'est d'ailleurs un point de rassemblement dans les zones rurales et semi-rurales canadiennes pour se rencontrer ou se retrouver autour de boissons chaudes et d'un encas, en cours d'après-midi par exemple. Nous allons finalement prendre nos calories chez le restaurant McDonald's, où les serveuses de la campagne montrent qu'elles ont autant de charme que les citadines. Si vous avez vu Pulp Fiction, il est expliqué dedans que notre bon "Royal Cheese" a un tout autre nom en dehors de nos frontières. On l'appelle ailleurs le "Quarter Pounder with Cheese". L'explication est dans le film. De mémoire, j'ai mangé ce jour-là un double quarter pounder with cheese. Un peu comme au Roxy Burger de Vancouver, je trouve à la viande un goût plus marqué que dans notre bonne vieille France sans parvenir à déterminer pourquoi.
Après moult borborygmes qui font fuir tous les caribous des environs, nous reprenons ensuite la route de Victoria pour récupérer l'autoroute vers le nord de l'île. Nous revoyons les petites îles à l'est de Vancouver Island, nous nous arrêtons même pour des photos, puis nous poursuivons au nord de Nanaimo vers l'ouest de l'île. Direction Port Alberni, sans toutefois y aller. Notre objectif se situe avant, au McMillan Provincial Park. Ce petit parc (en tout cas petit vu l'échelle des autres parcs canadiens !) est plus assimilable à une grosse forêt, dont une partie est célèbre au point de figurer dans tous les guides touristiques. Il s'agit de Cathedral Grove, qui est une partie très réputée pour ses arbres quasi millénaires. La route de Port Alberni sépare Cathedral Grove en deux entités : d'un côté, les cèdres rouges (red cedars) et de l'autre les pins douglas (douglas firs). Les balades se font cette fois à même le sol, sans marcher sur des promenades en bois. Bien recouverts autant à cause du temps changeant que des alertes aux tiques répandues sur les sites gouvernementaux, nous faisons deux randonnées sympas dans ces lieux sauvages. L'une d'entre elles nous ramène au bord d'un lac presque vert, aux eaux tranquilles ... Quel calme ! Nous voyons à nouveau des "nurse logs", ces troncs morts qui jonchent par endroits le parc, et qui servent de niches à de nouvelles espèces qui poussent par dessus. Bien que certains de ses arbres soient immenses ou très très larges, j'avoue ne rien ressentir de particulier comparativement à nos bonnes vieilles forêts de France. Peut-être que la réputation des lieux est un peu exagérée.
Vendredi, nous sommes censés atteindre Campbell River, plus au nord, et aller même au-delà. Nous pourrions blinder avec la voiture et essayer d'atteindre ce point. Mais nous préférons avancer à notre rythme et ne pas nous y prendre trop tard pour trouver une chambre pour la nuit. Lorsque nous retournons sur l'autoroute qui fait nord-sud sur l'île, nous constatons qu'elle n'est pas loin de la côte est. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous dévions notre route vers l'est, et plus précisément vers deux villes assez touristiques, Courtenay et Comox. Nous arrivons de nuit à Courtenay, tiraillés entre l'envie de manger et celle de prendre de l'essence. Dans ce coin-là, l'essence est au même prix dans toutes les stations de la ville, même elle peut varier réellement d'une ville à l'autre. Nous allons manger finalement chez Tulio's Casita. Le temps que l'on nous accueille me permet un peu d'observer les murs : le patron est un Espagnol naturalisé canadien (le document officiel est sous vitre), a vu du pays, et a même des souvenirs et des références d'Alsace affichées ! La patronne vient nous accueillir avec un air renfrogné et nous place entre deux tables d'habitués. L'une de ces deux tablées partira plus tard avec les restes du repas dans un doggy bag ... Ca, ce n'est pas une chose qu'on voit très souvent à Paris !
Pour l'heure, quitte à en faire une indigestion, nous prenons encore chacun des assiettes de poissons et de fruits de mer. C'est l'une des dernières fois que nous serons aussi proches du littoral dans notre petit voyage, aussi en profitons-nous pour goûter les produits les plus naturels des environs, fussent-ils préparés par des Espagnols ! Nous voyons arriver nos assiettes avec une fois de plus de bonnes et délicieuses grosses coquilles St Jacques. Et comme d'habitude, les assiettes sont plutôt bien remplies. Mais horreur ! Allez savoir pourquoi, mon plat est nappé d'une sorte de sauce béchamel qui recouvre presque entièrement mes aliments, et qui masque leur goût pour sûr ! Depuis que nous sommes arrivés au Canada il y a plus de 10 jours, c'est la première fois que je vois ça. Comme quoi ce n'est pas tout d'avoir et de servir de bons produits, encore faut-il bien les accompagner. Le repas se passe lentement, et brusquement nous nous rendons compte qu'il serait bon de nous enquérir d'une chambre pour la nuit. D'autant qu'avec les Canadiens et leur caractère couche-tôt, mieux vaut ne pas trop attendre dans la nuit pour la dénicher. Grâce à la patronne, finalement très aidante, et aux tables voisines, nous pouvons aller dormir dans un vrai motel dans la ville voisine de Comox. Allure de la chambre très classique, mais confort plus que suffisant. Bonne nuit les petits !
June 14 Un gâchis de plus au RacingVoilà encore bien un particularisme alsacien : virer un entraîneur qui a réussi sa saison. A la tête de l'équipe du Racing Club de Strasbourg en Ligue 2, l'entraîneur ex-star Jean-Pierre Papin a réussi à faire monter le club en Ligue 1 en une saison, ce qui reste une performance, même pour une grande ville de France multi-titrée comme Strasbourg. Eh bien depuis quelques jours, Papin a été viré du club, et remplacé par l'ancien entraîneur de Troyes, Jean-Marc Furlan, qui a mené les Aubois de la Ligue 1 droit en Ligue 2, faisant le chemin inverse des Alsaciens pour la prochaine saison. Allez comprendre la logique au foot ! En attendant, la première expérience d'entraîneur dans le milieu professionnel de Jean-Pierre Papin a tourné court, et pas à cause de ses résultats sportifs ... Quelle amertume ! Bonne chance pour la suite, JPP. June 12 A la découverte de la Colombie Britannique, J1021/03 : départ de l'hôtel pour le Parlement de Colombie Britannique. Visite rapide de l'édifice à peine centenaire, de la salle de réunion du Parlement et des photos consacrées à Elizabeth II, Reine du Royaume-Uni et du Canada ... Déjeuner dans le Bay Centre de la ville, où Céline a pris du bœuf sauté et des nouilles chinoises, et Manu a pris une poutine et un hot dog. Visite de Chinatown dans Fisgard Street. Ensuite direction Market Square, ensemble de magasins pas emballant. Cybercafé pour se réchauffer et écrire à Philippe, et tenter de comprendre la déroute de Roger Federer à Indian Wells. Retour au Fairmont Empress Hotel avec la visite du rez-de-chaussée. Enfin, nous sommes descendus vers le sud de Victoria en passant par le mignon Beacon Hill Park pour voir le point de départ de la Transcanadienne. De ce point, on voit le bras du Pacifique qui sépare Victoria de Seattle, l'île de Vancouver du parc du mont Olympus. Dîner au restaurant de poissons Pescatores. Retour par le port et le Parlement à l'hôtel. Au réveil, nous sommes blasés : une fois de plus, nous avons vu sur l'océan ! Pour être plus précis, il ne s'agit de que l'eau du port de Victoria, mais c'est tout de même de l'océan. Après un rapide petit déjeuner, nous faisons les 100 mètres qui nous séparent du Parlement de Colombie Britannique. Le bâtiment de jour est bien moins flamboyant que de nuit. C'est surtout son style qui le plombe, un style très victorien, sans charme particulier, tout juste imposant par ses dimensions. Nous entrons à l'intérieur visiter les salles et les couloirs que la reine Elizabeth II (ce qui fait en euros Elizabeth 0,30 ...) est venue honorer de sa présence il y a plusieurs années. Quoi d'étonnant à cela : après tout, la Reine d'Angleterre est officiellement souveraine du Canada. Cela peut paraître fou, mais c'est ainsi.
Même si le Premier Ministre désigné par les députés détient réellement le pouvoir exécutif, la Reine est représentée dans la capitale Ottawa par un gouverneur, et par un lieutenant-gouverneur dans chacune des provinces et territoires. A ce titre, Elizabeth II et le duc d'Edimbourg son mari ont leur salle attitrée, avec leur photo grand format. Si vous n'êtes pas convaincus, vous n'avez qu'à vous procurer des dollars canadiens. Dessus, vous retrouverez la même bouille cernée de cheveux frisottés que sur les livres sterling anglaises. Tout ça parce que les Anglais ont su se maintenir bien plus longtemps et pacifiquement qu'aux Etats-Unis, où la séparation est bien plus nette entre l'ancienne colonie et la mère patrie.
Le Parlement nous propose d'autres objets, notamment une masse et des vitraux, comme objets symboliques de la construction et de l'histoire de la province, rattachée dès 1885 à la Confédération canadienne. Nous avons également droit à un galerie photos impressionnante avec toutes les tronches des vieux hiboux à rouflaquettes qui ont été Premier Ministre de la province depuis sa création. Car évidemment, qui dit Parlement de Colombie Britannique dit députés de la province, qui dit députés dit gouvernement provincial, et qui dit gouvernement dit Premier Ministre. Nous nous amusons follement à commenter les visages, les coupes de cheveux, les costumes et les longévités de chacun d'eux : "Oh, celui-là n'a pas fait long feu ...". Nous terminons par le clou de la visite à l'étage : la salle de débat des députés. Chose amusante, elle semble directement inspirée de la Chambre des lords ou de celle des communes à Londres, en plus petit.
Après la visite, nous remontons vers le nord par l'artère commerçante et animée de Victoria, dans Douglas Street. Nous sommes vêtus correctement, mais nous ressentons légèrement le froid, ce qui n'est pas vraiment le cas des hommes et des femmes de là-bas, plutôt légèrement vêtus. Certain(e)s de ces Canadien(ne)s doivent chercher à brûler des calories ainsi; la plupart sont tout simplement habitués à la rigueur du climat local, d'autant plus qu'à Victoria, les températures sont clémentes par rapport au reste du pays. Au moins nous sommes rassurés : il y a des jeunes gens dans cette rue ! De mémoire, les bâtiments ne sont pas très hauts. On semble être plus dans une ville de province à la française que dans une capitale ou une grande ville nord-américaine. Non franchement, Victoria, ce n'est pas Vancouver ! Cependant, nous retrouvons ici un centre commercial The Bay (voir les explications en J6) qui contient de nombreuses boutiques et ainsi que plusieurs stands de fast food à emporter au dernier étage. Il y a des chaînes de hamburgers, des friteries, des chinois, des mexicains, bref du grand classique. Comme à Lonsdale Quay, Céline se rabat sur la bouffe chinoise, tandis que j'opte pour un hot dog, auquel j'ajoute une poutine. Pour les ignorants et ceux qui ne sont jamais allés au Québec, la poutine (sans rapport avec Vlad l'empaleur) est une spécialité salée de la Belle Province. Cela consiste en une portion de frites baignant dans un jus de viande brun suffisamment chaud pour que les morceaux de fromage non identifié que l'on met dedans fondent et filent quand on veut attraper les frites qui sont dessous. Pour une fille au régime, la vue de ce plat est horrible. Pour un garçon adepte de la junk food anti-diététique, c'est un ravissement !
Une fois les trous dans l'estomac colmatés, nous rejoignons Fisgard Street, l'artère principale du Chinatown de Victoria. Tout comme à Vancouver, la population d'origine asiatique est d'importance et bien concentrée. Pas très grand, le quartier chinois de Victoria offre au moins quelques jolis bâtiments en couleur, une porte d'entrée qui n'a rien à envier à celle de Vancouver, quelques magasins aux devantures sympas ... et des cabines téléphoniques aux toits originaux ! Nous passons par Market Square, qui devait être un ensemble agréable de magasins, mais qui est bien fade et absolument inintéressant. Un autre ensemble de magasins se trouve tout proche, Bastion Square : nous le zappons d'office. Nous rejoignons un cybercafé pour rétablir le contact avec Philippe, que nous devons retrouver à l'escale du retour à Chicago, puis regardons en bref les news du tennis qui indiquent que Roger Federer s'est fait sortir sans ménagement par Guillermo Canas à Indian Wells, tournoi sur "dur" dont il était pourtant multi tenant du titre. De retoucher à Internet et de consulter mes mails après dix jours de vraies vacances, je dois dire que cela n'est pas bon. On en oublie qu'on est en vacances, on est rattrapé par ses petits soucis quotidiens et on se projette déjà dans le futur, quand le train-train de la vie reprendra le dessus, alors que nos vacances ne sont pas encore achevées. C'est dit, plus d'Internet pendant les prochaines vacances !
Nous retournons voir le Fairmont Empress Hotel. Son côté petit château est toujours agréable à voir de jour. Véritable lieu de patrimoine, l'hôtel est visitable au niveau du rez-de-chaussée (tout comme le Frontenac à Québec) en passant par une entrée discrète sur la droite du bâtiment. Les couloirs sont propres et bien décorés, mais absolument pas clinquants. On trouve en sous-sol de vieux menus du début du XXème siècle qui sont partiellement écrits en français. On voit de loin un restaurant animé, où seuls les clients peuvent cette fois accéder, avec cheminée et peau de bête au mur. Ailleurs, nous découvrons le salon de thé, joliment conservé. Vu sa taille, on comprend qu'effectivement la tradition du thé se soit maintenue dans cette province fortement influencée par la mère patrie anglaise. La prochaine fois, nous viendrons plutôt vers les 17h que les 19h, quitte à fracasser notre tirelire !
Avant la tombée de la nuit, il me tient à coeur de voir un dernier point d'intérêt à Victoria : le départ de la Transcanadienne. Reliant Victoria (Colombie Britannique) à St Jean (Terre-Neuve), cette route traverse tout le pays en restant majoritairement proche de la frontière américaine et passant par toutes les grandes villes du pays (Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Calgary, Vancouver). Au total, elle fait plus de 7800 kilomètres, soit un peu moins de 5000 miles ! La borne "Mile 0" se trouve totalement au sud de la ville, au bord de l'océan, face aux USA et à l'état de Washington. De ce point, on ne voit pas bien Seattle, la ville de Boeing et de Microsoft. En revanche, on voit bien la chaîne côtière qui forme là-bas un parc naturel, dominé par le Mont Olympus (2424 m). Entre la rive canadienne et la rive américaine, l'écart ne semble pas très grand, bien moins large que la Manche. Située sous le 49ème parallèle, Victoria ainsi que tout le sud de l'île aurait dû être américaine, mais le Canada a su négocier pour que l'île entière reste dans son giron. Sur place, nous voyons plusieurs plaques commémoratives, rappelant l'exploit d'hommes parfois handicapés qui ont parcouru la Transcanadienne en courant pour informer et sensibiliser l'opinion à la cause qu'ils défendaient. Sacrés bonshommes !
Pressés par le temps et la nuit qui tombe, nous traversons très vite le mignon Beacon Hill Park avant de voir le "Mile 0". Or, vu sa disposition, les animaux qui s'y trouvent ("Ouuuuh, coin-coins !!") et l'entrain des groupes de jeunes qui y passent leur début de soirée, nous ratons sans doute un point d'intérêt dans la ville. En fait, nous avons loupé ce parc parce nous avons tué notre temps dans les petites rues du centre-ville et les complexes de magasins à deux balles. La vérité, c'est que nous nous sommes rapidement rendus compte qu'à Victoria, il n'y a pas grand chose à voir. Après le Parlement, l'Hôtel Empress (où nous avons passé plus de temps que la moyenne des touristes), Chinatown, le Beacon Hill Park et le "Mile 0", il ne reste plus grand chose explorer sur Victoria même. Il reste pour les amateurs de musées que nous ne sommes pas le Royal British Columbia Museum, à côté du Parlement et très porté sur les "First Nations". Et pour les autres il y a les tours d'observations des baleines locales, les "killer whales", ou orques. Bémols : elles sont plus petites que les Gray Whales par exemple, et ne sont visibles qu'à partir de mai. Avantage : on dirait que les orques hésitent moins à se montrer que les autres baleines et bondissent plus hors de l'eau, comme des dauphins. Par rapport à Vancouver ou à un parc naturel, Victoria me semble avoir bien moins d'intérêt, à tel point que je conseillerais plutôt d'éviter la ville et se concentrer sur les autres richesses de l'île. Ou alors il faudrait prendre le ferry sur place et profiter d'être sur place pour aller découvrir les îles du golfe et même Seattle éventuellement, à moins de deux heures en ferry de Victoria. Nous finissons la soirée au Pescatores, restaurant un peu chic de la ville, où nous craquons encore pour les produits de la mer. Les produits sont bons et harmonieusement rassemblés, sans que la sauce ou l'assaisonnement ne viennent altérer le goût des aliments. Un régal !
Pour le plaisir des yeux et un tour d'horizon plus complet sur la province, voici un lien vers un autre album de photos sur la Colombie Britannique. Probablement sur l'intérieur de la province et sa partie est, les Rocheuses et la vallée de l'Okanagan, région au climat méditerranéen où se trouvent vignes et vergers. Accessible ici.
June 11 Bilan des finales Roland GarrosEh bien mes deux préférés ont perdu, tant pis pour eux.
La finale dames s'est achevée dès le deuxième jeu de la rencontre. Ana Ivanovic a breaké dès le début du match. A 1-0 en sa faveur, Justine Hénin la breake à son tour, et s'est envolée ensuite vers une victoire facile pour elle et qui n'a souffert d'aucune contestation. 0 reste donc le chiffre préférée de la Belge. 0, comme le nombre de sets qu'elle a concédés en 4 finales à Roland Garros ...
Quant à Roger Federer, on pourrait réutiliser les mêmes termes que l'année dernière pour décrire sa défaite : un festival d'occasions ratées et de fautes directes.
Occasions ratées : 17 balles de break obtenues au premier set, aucune de conclue. Bien loin du taux de réussite de Rafael Nadal. Peut-être le tournant du match. Au second set, il convertit sa seule balle de break et remporte le set, en étant très aggressif et en réussissant à abréger de nombreux points. Dans les deux derniers sets, aucune balle de break obtenue à mon souvenir.
Fautes directes : Federer a fini avec plus de 50 fautes directes, plus du double de Nadal. Certaines en tentant d'attaquer, ce qui est normal. Mais beaucoup beaucoup totalement gratuites, sur un mauvais placement ou un manque de conviction au moment de la frappe.
Quant aux classements remis à jour aujourd'hui, Richard Gasquet et Andy Murray montent 11ème et 9ème sans avoir fait mieux que l'année dernière comme résultat ... Paradoxal. Richard aura des points à défendre bientôt à Nottingham ... mais aura plein de points à prendre à Wimbledon, pusiqu'il a été sorti au premier tour l'année dernière par Roger Federer. De quoi le voir rentrer enfin dans le Top 10. Davydenko et Djokovic passent 3ème et 4ème. Mais il semble plus que certain que le second piquera sûrement la 3ème place bientôt. Sa compatriote Ana Ivanovic passe 6ème au classement WTA.
June 09 Les finales de Roland Garros 2007Tout est connu depuis hier. Dès cette après-midi, le choc entre l'expériementée Belge Justine Hénin (tête de série n°1) et la jeune novice Serbe Ana Ivanovic (n°7) :
Suivi demain des retrouvailles entre Rafael Nadal (n°2) et Roger Federer (n°1) après la victoire de Nadal l'année dernière à la Porte d'Auteuil :
Deux finales relevées donc, avec un avantage pour Justine, trois fois couronnée, et Rafael, double tenant du titre et invaincu à Paris. Autant dire que j'aodooorerais que ces statistiques soient renversées, et les deux "légers" outsiders l'emportent. Oh Anaaaaaaa !!
June 07 A la découverte de la Colombie Britannique, J920/03 : par une journée venteuse, mais enfin ensoleillée, nous quittons nos hôtes. Découverte de la petite plage de Tonquin Beach, au sable clair, très mignonne. Nous finissons d'explorer Tofino, son HI et ses wharfs, d'où Georges Pernoud a lancé un Thalassa récemment. Nous nous rendons ensuite sur la plage la plus fameuse de Tofino, hors du parc, Chesterman Beach. Plage grande et charmante, notamment grâce aux îlots qu'on aperçoit sur le Pacifique à moins de 300m de la plage. Avec le vent, l'océan est vert et envoie de grosses vagues à la joie des surfeurs. Après un saut à MacKenzie Beach, petite sœur de la précédente, déjeuner au Long Beach Lodge Resort, avec fireplace, sofa et vue sur Cox Bay. De belles vagues accompagnent notre repas très déséquilibré (pizza + Coca). En même temps, le choix lors des lunchs est très pauvre, et parfois c'est très frugal ... Retour au parc et dernière visite à Long Beach. Le vent a cessé, c'est un régal. Balade à la fois longue et trop courte. En empruntant un passage entre deux rochers, on retombe sur la partie de Long Beach où se trouvent Schooner Cove et le village autochtone d'Esowista. Alors que nous avons enfin chaud, nous quittons la plage à regret pour partir vers Victoria. Nous sommes de nouveau enchantés par le paysage jusqu'à Port Alberni, où alternent forêts denses de résineux, lacs immenses comme Kennedy Lake et Sproat Lake, et sommets enneigés au loin. Curieusement, le reste de la route du sud vers Victoria est assez vallonné, et les petites îles à l'est de la grande semblent bien escarpées. Prise des quartiers à Victoria face au port. Dîner et photos de nuit du Fairmont Empress Hotel et du lumineux Parlement.
Voilà un résumé bien épais que je risque de reprendre souvent mot à mot ! C'est la dernière journée que nous allons passer sur la côte ouest de l'île et nous comptons bien en profiter. Nous passons un petit déjeuner assez identique à la veille, mais moins long. Crystal est plus en retrait, Steve toujours aussi impliqué. Nous nous prenons en photo sur le balcon qui longe la baie vitrée avec l'océan Pacifique dans le dos. Ca tombe bien, c'est le jour le plus ensoleillé depuis que nous sommes sur l'île. Le temps de tester le fauteuil masseur dans le salon et de régler la douloureuse, nous embarquons nos affaires dans la voiture et partons pour la plage toute proche de Tonquin Beach. Après cinq minutes de marche dans une forêt, nous tombons directement sur le sable de la plage. Celle-ci est vraiment toute petite : une plage de poche quoi ! Cela lui confère du charme, un côté très mignon. Une ou deux maisons perchées sur des gros rochers dominent la plage : un vrai privilège de nabab ! Nous admirons le Pacifique sous le vent, les rares îlots proches comme Wickaninnish Island et retournons à la voiture.
Nous repartons vers le centre de Tofino pour finir de l'explorer. Il y a une auberge de jeunesse réputée soi disant pour sa vue depuis la salle à manger. Il y a les pontons (wharfs) qui permettent normalement d'embarquer dans les bateaux sur lesquels l'ami Georges Pernoud a traîné ses guêtres il y a quelques mois pour présenter un Thalassa spécial côte Pacifique de l'Amérique du Nord (émission pour laquelle nous avons fait des pieds et des mains pour la récupérer !). Il y a également un magasin de souvenirs artisanaux réalisés par les autochtones, à des prix dignes des Texans. Nous quittons le village définitivement, direction Chesterman Beach, la plus fameuse plage de Tofino hors du parc, et bien à l'extérieur des limites du village. Cette plage tient de Long Beach et de Tonquin Beach : elle est grande et charmante, notamment grâce aux îlots rocheux plantés d'arbres que l'on aperçoit sur le Pacifique à moins de 300 mètres de la plage. Ne voir que l'océan à perte de vue peut vite devenir lassant, et un point de repère avant l'horizon comme ces îlots égaye le paysage. Avec le vent, l'océan Pacifique est vert et envoie de grosses vagues à la joie des surfeurs. Nous allons ensuite faire un saut à MacKenzie Beach, autre plage hors du parc, derrière le Tin Wis Resort. C'est vraiment la petite soeur de l'autre : agréable à voir, mais sans plus si on a déjà fait Chesterman Beach. Voilà ce que ça donne : http://www.seevirtual360.com/photos/tours/79493.jpg
Pour notre dernier repas dans les environs, nous retournons à notre point de chute favori, le Long Beach Lodge Resort. Maintenant maîtres des lieux, nous zappons les tables avec vue sur l'océan et allons nous vautrer sur les sofas où il n'y a décidément personne. Nous ne tournons pas longtemps autour du pot pour commander : pizzas pour tout le monde et soft drinks with free refill ! En l'occurrence, c'était du Coca Cola. Ce qui donne les photos qu'on a prises, près de la cheminée, où on est mollement enfoncé dans les sofas avec nos grands verres et les longues pailles qui en sortent, avec un peu de sauce de pizza au coin des lèvres. Et en tendant le cou, on peut encore voir l'océan. Nous retournons digérer tout ça au Pacific Rim Park. Pas de souci pour garer notre voiture, puisque le bon de parking que nous avons acheté la veille court sur 24h, ce qui nous autoriserait à rester jusqu'à 18h aujourd'hui. Dans le pire des cas, il semblerait que la verbalisation est légère en cas d'oubli, du même prix que le bon lui-même. Nous nous garons directement à un parking tout près de Long Beach. Comme écrit plus haut, le vent a cessé, et seul le soleil est resté : c'est un régal ! Nous sommes gâtés pour cette après-midi, qui est malheureusement notre dernière sur place.
Nous nous promenons de long en large, piétinant avec plaisir le sable fin de la plage et profitant pour nous oxygéner, pour nous remplir les oreilles des bruits de l'océan, du roulement des vagues aux cris des mouettes, et pour évacuer ainsi les klaxons du périph' à Paris. Si on avait le temps, on s'allongerait sur le sable et on ne bougerait plus. Ou bien on irait tremper un orteil dans le Pacifique. Mais on n'a pas le temps. Nous sommes censés rejoindre l'autre bout de l'île avant la fin de la journée, et nous devons décoller à 15h. Mais impossible de nous y tenir, nous partirons finalement à 16h. Nous nous dirigeons vers de gros rochers. L'un d'eux est partiellement immergé, mais nous parvenons à grimper dessus pour faire les idiots. Deux autres semblent couper la plage de Long Beach en deux. En fait, il y a un passage naturel entre les deux, et nous constatons alors que nous sommes revenus devant la partie de la plage face au village d'Esowista, que nous avons vue hier. Nous revenons finalement à regret vers la voiture, en éprouvant une curieuse sensation rarement éprouvée depuis notre départ ... Ce devait être de la chaleur ! Bye bye Tofino and Ucluelet !
Nous poursuivons notre route vers le sud cette fois, vers la ville principale de l'île et la capitale de la Colombie Britannique, Victoria. Objectif : l'atteindre pour y passer la nuit dans l'hôtel réservé. Le chemin du retour nous apporte notre lot de beaux paysages. Du parc jusqu'à Port Alberni, nous sommes de nouveau enchantés par les grands espaces et l'aspect sauvage du paysage. Ou plutôt je suis enchanté, car j'ai cédé le volant à Céline pour mieux en profiter, au péril de ma vie ... Les paysages sont vraiment aussi variés que je l'écris en introduction. Après une halte à Port Alberni, le paysage devient plus banal, surtout lorsque nous rejoignons l'autoroute nord-sud qui doit nous emmener à la pointe sud de l'île, où est Victoria. Néanmoins, à mesure que nous nous rapprochons de notre destination, nous voyons sur notre gauche (soit à l'est de Vancouver Island) quelques petites îles guères éloignées de la grande. J'avais bien vu sur les cartes qu'il y avait des dizaines de ces îles entre le continent et l'île de Vancouver, dont certaines sont américaines, mais jamais je n'aurais cru qu'elles seraient aussi escarpées et abruptes. En tout cas, elles sont verdoyantes et charmantes, et certaines accueillent des résidences secondaires de riches Canadiens, d'Américains et même d'Européens. Le tourisme y est parfois fort, avec beaucoup plus de B&B dessus qu'on imaginerait. Par analogie, l'autoroute que nous suivons se finit elle-même après la traversée de nombreuses bosses.
Nous n'avons qu'à suivre la route principale issue de l'autoroute pour rejoindre le coeur de Victoria, tourner à droite au bon moment et nous sommes à notre hôtel. Face au port et tout près du Parlement provincial, c'est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix-emplacement de la ville, si ce n'est de l'île. Même avec la piscine en rade, le Days Inn de Victoria est très correct, sauf à l'heure du petit déjeuner. Et comme les lieux à voir sont tous vraiment très concentrés non loin de l'hôtel, on n'a pas eu à utiliser la voiture sur place. Victoria a été fondée durant la seconde moitié du XIXème siècle par les Anglais, qui l'ont baptisée du nom de l'impératrice de l'époque. La ville est particulièrement marquée par la culture et la tradition britanniques. Pour preuve, l'heure du thé y est bien plus importante que n'importe où au Canada. Victoria, c'est aussi la ville la plus chaude du pays. Certes, cela n'a rien à voir avec la Floride, mais cela n'empêche pas les retraités canadiens aisés de venir y vivre. Bonjour l'ambiance ! Nous n'avons pas eu particulièrement chaud, et nous étions contents d'avoir nos trois épaisseurs assez souvent. A l'inverse, on a vu les habitants (et notamment les jeunes habitantes) marcher dans la rue avec un simple pull, voire uniquement avec un petit haut !
Bien plus petite que Vancouver, Victoria est néanmoins une ville dont les colons britanniques se sont bien occupés et qui depuis toujours est la capitale administrative de la province. A ce titre, comme dans toutes les provinces, il y a un Parlement provincial bâti face au port, tout près de l'hôtel. Paradoxalement, c'est de nuit qu'il mérite le plus d'être vu, grâce aux guirlandes d'ampoules lumineuses qui le recouvrent. En allant manger dans un restaurant italien proche, nous ne manquons évidemment pas le spectacle de ce grand bâtiment dont les lumières scintillent dans les eaux du port. Nous sommes quasiment les seuls : ce n'est pas la saison touristique, et il faut croire qu'on se couche tôt à Victoria. Avant de nous coucher, nous prenons en photo un autre bâtiment proche, fait dans le même style que le Parlement et par le même architecte : le Fairmont Empress Hotel. Construit à la base à la demande de la Canadian Pacific Railway, l'hôtel massif de style victorien en impose par sa taille. Partiellement recouvert de lierre, il fait parti de la chaîne d'hôtels de luxe Fairmont, qui possède ce genre de manoir/château dans toutes les grandes villes canadiennes entre autres. Il y en a un à Victoria, un à Vancouver, tous deux en photos dans ce blog. Le plus fameux est certainement celui situé à Québec, le Château Frontenac, à côté duquel la promenade en bois domine la ville basse et le fleuve St Laurent. Le Château Laurier d'Ottawa a lui une touche historique, puisqu'il a accueilli une rencontre entre Churchill, Roosevelt et Staline pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le Fairmont Empress Hotel a quand même un vrai intérêt pour nous : c'est sûrement le moins cher des hôtels Fairmont ! En saison basse et en s'y prenant à l'avance, il y a moyen de payer moins de 200 $CAD la nuitée ! Si on revient un jour, on tentera le coup ! Avec toutes ces histoires et les clapotis de l'eau du port, nous préparons la journée du lendemain par un repos salutaire suite à nos 320 bornes parcourues ...
June 05 Quarts de finales à Roland GarrosJe viens de voir les résultats des quarts de finale féminins à Roland Garros. Les affiches étaient : Justine Henin (Belgique, 1) - Serena Williams (USA, 8)
Ana Ivanovic (Serbie Monténégro, 7) - Svetlana Kuznetsova (Russie, 3)
Jelena Jankovic (Serbie Monténégro, 4) - Nicole Vaidisova (République Tchèque, 6)
Anna Chakvetadze (Russie, 9) - Maria Sharapova (Russie, 2) Que dire de tout cela ? Que chez les dames par rapport aux messieurs, la hiérarchie tennistique est tès souvent respectée. Ainsi, les huit places de quarts-de-finalistes sont occupées par les joueuses tête de série 1 à 9. Le deuxième constat est que seule fait défaut la tête de série n°5. Je vous le donne dans le mille, il s'agit d'Amélie Mauresmo. Sa défaite contre Lucie Safarova (n°25), battue ensuite par Chakvetadze, lui a fait éviter de jouer aujourd'hui contre Sharapova. Triste, surtout lorsqu'on regarde de plus près la qualité de Sharapova sur terre battue ... La Russe continue son chemin, Amélie s'est déjà arrêté depuis le 3ème tour. Pour les résultats, toutes les filles les mieux classées ont gagné, excepté Kuznetsova, victime de douleurs et de l'ouragan Ivanovic. Tous les matches se sont joués en deux sets, sauf le match de Kuznetsova, puisque la sublime Ana a décidé de faire durer le suspens pour mieux se montrer ! Oh Anaaaaaa !!
On peut rajouter que cela fait deux Serbes en demi-finale, en peut-être en finale également. Jeudi, Ivanovic jouera contre Sharapova dans le match des outsiders (et des ambassadrices de charme) et Jankovic affrontera Hénin dans le match des favorites, presque une finale avant l'heure. Si on ajoute Novak Djokovic qualifié pour les quarts de finales chez les messieurs, ça va la vie du côté des Serbes !! Américains et Français sont loin de ce bilan ! A propos des messieurs, voilà les quarts de finale prévus dès mardi et mercredi : Roger Federer (Suisse, 1) - Tommy Robredo (Espagne, 9)
Nikolay Davydenko (Russie, 4) - Guillermo Canas (Argentine, 19)
Novak Djokovic (Serbie Monténégro, 6) - Igor Andreev (Russie)
Carlos Moya (Espagne, 23) - Rafael Nadal (Espagne, 2) Mine de rien, les hautes têtes de série ont bien tiré leurs épingles du jeu, même si les numéros 3, 5 et 8 sont tombés dès le premier tour. La tête de série n°3, Andy Roddick, a eu l'infortune de croiser le chemin d'Igor Andreev, qui était le joueur outsider à éviter pour tout le monde, tout comme l'imprévisible Guillermo Canas. En définitive, ces joueurs sont toujours en lice et ce n'est que justice vu la qualité de jeu montrée par eux. Alors tout le monde voit bien Federer contre Nadal en finale dimanche, mais pourquoi pas autre chose ? Soyons fous : je parie sur une finale Canas - Andreev dimanche !!
June 02 A la découverte de la Colombie Britannique, J819/03 : après un long petit déjeuner avec nos hôtes, on a pris notre déjeuner au Long Beach Lodge Resort, avec une superbe vue sur la plage de Cox Bay. Le temps varie vite, mais finalement tourne à la pluie. On s'est promené sur le Schooner Trail, avec une vue particulière sur la forêt humide, où s'accumulent mousses et lichens. Pendant 1 km, nous évoluons sur des planches de bois pour marcher. Nous débouchons sur Long Beach, très grande, mais battue par la pluie. Nous avons suivi après le South Beach Trail, avec la plage "South" et son sable gris. Jolies vagues. Dîner au Tin Wis Resort.
Ce 19 mars, nous nous levons plus tôt que la veille. Pour un peu, on se serait cru un lundi ordinaire, obligés de se traîner jusqu'au bureau avec des poches sous les yeux pour bosser. Tout ça pour répondre à l'invitation de nos "hôteliers" et faire bonne figure devant eux. La recherche du contact avec les autochtones a un prix ... Nous sommes les seuls clients dans la maison principale, mais nous pensons que ceux qui sont logés dans l'autre bâtiment viendront partager notre petit déjeuner. Mais non ! L'autre bâtiment est pourvu de deux ou trois petits appartements avec cuisine intégrée et sont donc totalement autonomes. Ceux qui les louent pour quelques nuits ont fait le choix de l'isolement, ce qui résulte que nous serons seuls avec Steve et Crystal à petit déjeuner. Et encore, nous sommes assis à déjeuner, et eux nous servent. Nous nous asseyons à la grande table de 6-8 places du salon et nous parlons avec eux qui sont en cuisine, tout en ayant le paysage et la vue sur le Pacifique par la grande baie vitrée. Un vrai privilège de snob comme je les aime !
C'est Steve qui fait l'essentiel du repas. Les aliments sucrés ne sont pas terribles, mais l'espèce d'omelette qu'il fait est loin d'être mauvaise. Pour prolonger le spectacle fabuleux malgré le timide soleil et se réveiller en douceur, nous nous mettons à causer comme jamais. Tous les sujets y passent : la vie locale, l'école dans les environs, le fait qu'ils soient gérants d'un B&B si bien placé alors qu'ils sont si jeunes, le fait qu'ils n'aient pas le label qualité des B&B de Colombie Britannique, les balades à faire, les plages à voir, les maisons de Wickaninnish Island qui ne sont pas reliés au réseau électrique de l'île, la faune locale, la baleine en train de brécher prise en photo par l'un de leurs hôtes depuis les fenêtres du B&B, leurs hôtes européens et leur capacité à maîtriser plusieurs langues alors que Steve et Crystal ont oublié tout le français appris à l'école, leurs projets de vacances dans le sud de l'Europe, moment où Céline fait profiter de sa connaissance du Portugal, la Coupe du Monde de football 2006 que Steve regardait au petit déjeuner, Zidane, Henry, Ribéry ... Toute cette conversation a bien duré deux heures, et nous avons fini de discuter debout face à la baie, alors que nous avions commencé assis à la table en train de manger. Autant dire que nous quittons les lieux peu avant midi, rassasiés doublement, par le repas et par la vue (du moins c'est mon point de vue).
Nous quittons tranquillement le B&B pour profiter du paysage et nous nous rendons dans la zone des complexes hôteliers pour déjeuner au Long Beach Lodge Resort. Le nom du lieu est évocateur, mais évidemment le complexe est situé hors du parc, et non à côté de cette plage. Il donne néanmoins sur l'océan, plus précisément sur la plage de Cox Bay. Il consiste en un grand bâtiment central où se situe la plupart des services, dont le restaurant. Les clients ont l'air d'occuper des appartements ou des bungalows en bois dans les environs, et mangent plus fréquemment chez eux que dans le restaurant. Ceci, ainsi que l'heure un peu tardive où nous arrivons, explique que nous sommes quasiment les seuls sur place pour manger. Nous prenons place près des fenêtres, juste au-dessus de la plage et plus proches que jamais de l'océan. L'espace du restaurant est décoré de boiseries et d'ornements éclectiques sur les murs, avec des tables et un espace sofa devant une "fireplace". C'est un endroit de choix pour écrire mes quelques cartes postales. ;-) Toujours aussi inconscient, je choisis dans la maigre carte des plats une assiette de saumon sockeye. Par rapport au dîner de la veille, déception : je n'ai que l'équivalent d'un hors d'oeuvre, avec quelques petits rouleaux de saumon qui se battent en duel !! Je dois faire mon autocritique et me résigner, comme Céline, à manger une pizza dans cet endroit. Pathétique ! Si seulement ils voulaient faire un effort de diversité dans leur carte !
En attendant les plats, nous sommes allés sur la terrasse extérieure pour profiter de l'océan et faire des photos. Certains jouent dans l'eau, malgré la saison. Le temps est très changeant, avec quelques gros nuages, des gouttes, puis du soleil, ce qui nous livre un beau panel de photos. A la fin du repas, où nous nous sommes de nouveau saoulés de Coca Cola à volonté (à moins que ce ne fût du Pepsi ...), nous voulons faire une promenade sur la plage. Impossible ! On ne peut pas accéder à la plage de Cox Bay si on n'est pas client de l'hôtel : plage publique littéralement privatisée !! Nous avons beau chercher un autre passage vers la baie un peu plus loin de l'hôtel, rien. On ne va pas s'énerver pour si peu : le parc du Pacific Rim est totalement publique, lui ! Sous une pluie fine, nous roulons donc jusqu'au parc pour faire la balade "Schooner Trail". Elle se déroule essentiellement dans la forêt humide du parc (vu les précipitations locales, faut pas s'étonner que la forêt soit humide !). Nous sommes donc bien protégés de la pluie. Nous progressons tout le long non pas sur le sol, mais sur un chemin et des escaliers faits de planches, résistant bien à l'humidité. Autour de nous, la forêt est très verte et ruisselante. Chaque arbre mort ou qui tombe n'est pas "nettoyé" par le personnel du parc, qui laisse la forêt se développer par elle-même. En France, on appellerait peut-être ça un développement anarchique. Mais ici, on estime que chaque plante ou tronc mort peut servir d'abri et de nourriture à une autre plante, à une autre espèce (on parle de "nurse log", tronc qui sert de nurserie), même s'il s'agit d'un parasite (par exemple les mousses et les lichens) : la biodiversité est entretenue comme ça.
Le sentier débouche finalement sur l'océan Pacifique. La forêt s'arrête d'un coup pour faire place au sable : nous sommes sur Long Beach, ainsi nommée pour son étendue à perte de vue le long de l'océan. Un instant, nous restons sans voix, savourant ce spectacle rare d'une plage déserte et propre, sauvage et abandonnée. Ce moment est interrompu par les éléments qui se déchaînent d'un coup. Nous essuyons un paquet de pluie assez violent, alors que nous nous sommes éloignés de l'accès à la forêt. Nous pourrons dire au moins que nous aurons eu droit à toutes les variétés locales du temps ! En marchant sur la plage, nous remarquons un village un peu délabré, construit au bord de la plage, à la lisière de la forêt. Nous en sommes étonnés, croyant qu'il était impossible d'habiter dans un parc. Il s'agit en fait du village indien (pardon, autochtone) d'Esowista. Pourquoi est-t-il là ? Parce qu'il existait avant la création du parc. Pas cons ces Canadiens ! Nous nous promenons sur la plage, et passons au retour par le village. Franchement, ça n'a rien à voir avec les complexes hôteliers quelques kilomètres plus loin. Ce n'est pas la pauvreté qui est choquante, mais la façon dont les maisons sont abandonnées et dont les objets traînent dehors par terre, alors qu'on est censé être dans un lieu préservé.
En revenant à notre voiture, et après une mémorable photo, nous remarquons que décidément, trop de voitures ont un petit billet signé par les autorités du parc sous leur pare-brise pour que Steve et Crystal aient raison. Et effectivement, l'un des rangers du parc nous indique que les billets d'accès au parc sont nécessaires dès mi-mars, à chaque fois que l'on s'arrête dans le parc avec une voiture, et qu'il faut autant de billets par jour que de personnes à bord. Nous nous rendons au Wickaninnish Interpretative Center pour les acheter. A côté, la plage est un peu différente de Long Beach : elle est toujours aussi sauvage et naturelle, mais elle est envahie de billots de bois rejetés par l'océan. Sous un ciel quasiment sec, nous empruntons l'une des autres promenades recommandées, le South Beach Trail. Le sentier surplombe cette fois l'océan sans que l'on ait besoin de marcher sur la plage. Régulièrement, des panneaux illustrés nous renseignent sur la culture des tribus indiennes du Pacifique et nous voyons des mâts totémiques. Nous débouchons finalement sur South Beach, richement traduit par les autorités compétentes en français par "Plage South". Cette fois, c'est une toute petite plage délimitée par des rochers. Certains sont dans l'eau et avec le vent, on voit quelques jolies vagues s'écraser sur les rochers et la plage. En janvier et en février, c'est l'un des endroits où aller pour admirer le spectacle de la nature déchaînée. Le sable lui-même est particulier : on dirait un mélange de sable clair et de particules noires, comme du magma refroidi et réduit en poudre, ce qui lui donne son aspect gris. Personnellement, je suis de nouveau impressionné de cette proximité entre l'océan et la forêt, à peine séparés par cette courte plage. Ici, pas de béton comme sur la côté d'Azur, ni de dunes ou de buttes comme en Aquitaine.
Nous repartons pour dîner cette fois (c'est bien connu, le large et l'air marin, ça ouvre l'appétit). Nous optons pour un autre complexe, encore sous le choc d'avoir été contraints de manger des pizzas à Tofino. Nous nous rendons au Tin Wis Resort, membre de la chaîne Best Western. Il se trouve que le complexe est tenu discrètement par les populations autochtones locales. Nous arrivons peu avant 20h ... il n'y a déjà plus personne au restaurant ! Nous nous installons près des fenêtres, même si le soleil est déjà bas sur l'océan. Au milieu de la salle trône une cheminée à foyer fermé, très design. Avec la lumière tamisée et les bougies sur les tables, l'ambiance est donnée. Comme de bons Français en recherche de plats locaux, nous repartons pour une bonne assiette de saumon sockeye. Lorsque nous rentrons, il est trop tard pour admirer le soleil couchant depuis le B&B, même si on n'aurait pas vu grand chose avec les nuages en rentrant plus tôt. Voilà encore un truc à méditer : un lieu de séjour avec une belle vue coûte plus cher et nécessite que l'on y reste assez longtemps durant les heures du soleil pour en profiter, au détriment des activités à faire à l'extérieur. Quelques instants de repos sur les canapés, puis dodo.
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